
Michel Lebel
Ce matin je suis allé pour mon bandage quotidien avce le magicien Xavier. Le produit qu'il me met est du niflugel, un anti-inflammatoire local. Avec tous les cols qu'on monte, c'est tout un test. À cause de ce bandage, je suis donc parti tard avec Didier, le charmeur de ces dames. On avait 9 kms à faire avant de tourner à droite et comme il est Français je l'ai suivi, d'autant plus que le matin je roule mollo. À un moment donné, je ne comprenais pas qu'on n'ait pas changé de route et il m'a dit être sûr de lui, mais plus je regardais la carte plus j'en doutais. J'ai donc callé un arrêt et le camion de la protection civile est même venu nous dire qu'il n'y avait pas de cyclos devant.
Eh bien 7.5 km de trop, donc 15 kms d'erreur, sur un parcours montagneux de 165 kms, ça va être long, et je soigne mon genou! Le monsieur n'était pas content.
Didier a tendance à arriver tard, et moi je veux être avec le groupe, donc une fois sur le parcours je suis parti et j'ai roulé seul. Premier col, 11 kms près de Serres (Col du paradis). Je me suis aussi habitué aux instructions. Un fait cocasse est que j'ai rencontré un des Chinois au km 45, qui était perdu. Il ne parle ni français ni anglais. Je n'ai rien compris mais je lui ai dit de me suivre et en lui montrant les pancartes et le road book. Il a semblé comprendre. Assez spécial de communiquer par gestes.

Arrivé au lunch, à Fabrezan, il y avait encore du monde car il y a eu une présentation ou un pot de bienvenue (c'est du vin présenté par le maire). Mangé rapidement et parti avec une gang.
Ensuite un petit col de 175m, Cornilac en Corbières, mais là il y en avait un autre méchant de 950m à Cabarétou. Une montée de 50 kms pour s'y rendre avec une passe à Brassac (7 kms) qui frisait les 15% (avant-gout du CabotTrail) et il faisait 38 degrés.
J'ai forcé dans la montée surtout avec la jambe gauche. En gros, cependant, comme je venais de l'arrière, j'en ai dépassé une bonne trentaine et pour un éclopé on a trouvé que je montais drôlement bien ! Mon genou droit va bien mais je sens de la raideur dans l'articulation.
Un dénivelé final de 2300m, 184 kms de vélo dans des montagnes avec de la chaleur, je m'ennuie un peu des Grand Tours. Je roule finalement juste plus longtemps. La journée ici finie à 19h00, après être parti à 8h00, ça fait longtemps assis mais l'endurance est superbement là. Photographié une pancarte qui dit qu'en France il doit y avoir 1.5m de distance entre vélo et auto, Léon tu seras ravi.

Pour Lucie et Marie-Claude, qui vont venir en septembre faire les Pyrénées, vous devriez avoir une 30 au moins derrière avec un compact, sinon vous allez souffrir. La technique de descente est aussi à apprendre, car les routes en France sont étroites et c'est pas évident de freiner quand au bout d'un lacet tu dois tourner à 180 degrés et des fois avec le soleil tu es aveuglé.
Une chose est sûre c'est que c'est à pratiquer, et avoir des patins de frein neufs. En passant, ensoleillé à tous les jours, à date. Au souper on nous a dit que demain sera une journée de récupération de 75 kms jusqu'à St-Affrique et qu'en après-midi nous aurons une visite gratuite du roque-fort. C'est du fromage. .
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