« La course m´a permis
de faire des efforts en intensité
que me manquaient un peu »

« Durant les derniers jours, j’ai participé aux Boucles de la Mayenne près de Laval, en France. Cette course, de classe UCI 2.2, a commencé par un prologue de 4,5km le 13 juin. Par la suite, nous avions 3 étapes sur route qui faisaient entre 171 et 188km.

Le prologue et la 1ère étape se sont bien déroulés, mais je sentais que je n’avais pas totalement récupéré du Dauphiné. J’ai eu de la difficulté à fournir des efforts intenses, mais je ne me sentais pas pour autant exténué. Dans le final de la première étape, j’ai roulé en tête de peloton pendant plusieurs kilomètres pour que mon coéquipier Bryan Coquard dispute la victoire au sprint. Malheureusement, il a été enfermé et il n’a pu faire mieux que 4e.

Le samedi, nous avions l’étape la plus difficile avec plusieurs côtes à franchir dans le milieu de l’étape, mais nous terminions sur un circuit final tout plat. Étant donné la présence de plusieurs coureurs amateurs, la course a été décousue d’un bout à l’autre. Alors que sur course WorldTour les équipes ont les capacités d’imposer longtemps un rythme élevé, les courses chez les amateurs sont totalement différentes puisqu’il y a sans cesse des coureurs qui attaquent en espérant prendre le large. Ce sont donc des courses difficiles à prédire et il faut toujours suivre les coups pour être représenté à l’avant.

Durant la journée, il y eut une succession de groupes d’échappée et ce n’est que sur le circuit final qu’un groupe de 20 coureurs est définitivement parti. Dans ce groupe, nous étions 3 coureurs de mon équipe. La situation était acceptable pour nous, mais pas idéale. Il y avait des coureurs mieux placés que nous au classement général et un sprinteur très rapide. Il n’était donc pas primordial pour nous que le groupe se rende à la ligne étant donné que Coquard, notre sprinteur, se trouvait dans le peloton. J’ai donc tenté ma chance dans le dernier tour en attaquant. Au premier essai, le groupe a réagi et est revenu sur moi au bout de quelques kilomètres. Ensuite il y eut quelques attaques et j’ai finalement suivi la bonne avec une dizaine de kilomètres à faire. Nous sommes sortis à 3 coureurs et nous avons roulé fort pour nous échapper. Nous avons tenu le coup et étant donné que j’étais celui qui était le mieux placé au général, je me suis emparé du maillot jaune, après avoir terminé 3e de l’étape.

Pour le dernier jour, mon équipe et moi avons eu du boulot pour conserver mon avance. Après plus de 20km à suivre les attaques, nous avons finalement réussi à laisser filer un groupe de 5 coureurs. Derrière, nous avons contrôlé le peloton jusqu’au circuit final. Nous avions alors 5 tours de 5km à compléter et ils ne furent pas si faciles à contrôler. Il y a eu plusieurs attaques et j’ai dû réagir à quelques reprises puisque c’était des coureurs dangereux pour le général. Finalement, le peloton s’est regroupé et la victoire d’étape s’est jouée au sprint. Mes équipiers ont vraiment fait un excellent travail d’autant plus que nous n’étions que 6 coureurs. C’est à eux que je dois cette victoire au classement général puisque tout seul il aurait été impossible pour moi de contrôler la course.

Je suis content de cette fin de semaine et je ne m’attendais pas à remporter cette épreuve. La course m’a permis de faire des efforts en intensité que me manquaient un peu. Maintenant il est temps pour moi de bien récupérer et de refaire mes forces avant d’attaquer le Tour de France dans moins de 2 semaines. Je suis très satisfait de ma forme physique et j’espère pouvoir en tirer avantage sur les routes de France. »


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