Josée Robitaille n'aura pas été longtemps en vacances !

Le 9 juillet dernier Josée Robitaille annonçait qu'elle allait quitter son poste de directrice technique route et piste à la Fédération québécoise des sports cyclistes le 10 août.

Quelques jours plus tard Claude Pinard, bien connu dans le milieu de la compétition cycliste au Québec, écrivait sur facebook : « Quand Josée Robitaille quitte sa job, ce n´est pas la fédé qui perd une employée, c´est tout le cyclisme québécois qui perd une grande personne. ».

Josée à donc pu profiter en août de quelques semaines de vacances d'été, une première, depuis 28 ans !

Mais les vacances se termineront demain, 30 août, alors qu'elle entrera en poste au Service des loisirs de la ville de Brossard à titre d'Agent sport et plein air.

Nous avons demandé à Josée ce qu'elle retient de son séjour de 3 ans à la Fédé.

Sa réponse fait suite, en quelque sorte, aux propos qu'elle nous confiait en juin 2010 Pis la job à la fédé ?.

« Autant il y a eu d'exploits sportifs dans le stade depuis les Jeux de 1976, autant il y a de grandes réalisations qui voient le jour à l'intérieur de ces bureaux en béton.

Même lorsqu'il n'y a pas de rencontres sportives, il y a de l'adrénaline dans l'air, de la pression, de la compétition, des victoires, des défaites, des déceptions, de la rivalité, des injustices, des tricheurs et des gagnants! En fait, une compétition sportive et une job, c'est sensiblement pour moi la même chose. À la fin de la journée, à la fin de la course ou à la fin du "tournoi" j'aime avoir l'impression que je ne pouvais pas en faire plus.

Et c'est avec cet état d'âme que j'ai quitté la fédé.

Pour avoir été sur le terrain pendant 25 ans et 3 ans dans le béton, je suis d'avis que je peux faire une bonne analyse des forces et des faiblesses de la "fédération de bécycle". Le cyclisme au Québec est en santé, ce n'est pas une fausse vérité, c'est tout simplement la réalité. Oui, il y a place à l'amélioration du système actuel. Le CA devra se pencher sérieusement sur ce qui doit être fait. Les gens en poste sur le conseil sont des bénévoles, mais ils ont des responsabilités et des décisions à prendre.

Les membres en ont aussi. Arrêtez de suivre dans le peloton et prenez vos relais! Je ne crois pas que les discussions sur les blogs, facebook et autres sites vont régler bien des choses. Les membres doivent s'impliquer s'ils veulent aider à améliorer la structure. Il y a des comités, il y a une commission d'orientation, une assemblée générale annuelle où ce sont toujours les mêmes qui sont présents. Lors de cette réunion annuelle, il existe la possibilité de rencontrer les gens en place pour avoir des discussions ouvertes et non derrière un clavier. Il n'est pas facile pour les employés de se faire critiquer constamment, ça devient démotivant. Je ne dis pas que les propos des membres ne sont pas corrects, ils ne sont peut être pas acheminés de la bonne façon.

Ce qui reste pour moi inoubliable de mon passage à la fédé, c'est sans aucun doute le privilège d'avoir travaillé avec des gens passionnés. Les organisateurs, les dirigeants de clubs, les entraîneurs, les bénévoles, tout ces gens qui ne connaissent pas le terme "abandonner" et qui travaillent fort à l'arrière-scène pour permettre aux athlètes de devenir de grands athlètes! Les coureurs du Québec s'imposent en Europe. Ces athlètes ont tout le mérite qui leur revient, ce sont eux qui poussent sur les pédales. Derrière ces grandes performances il y a eu une collectivité importante de différents intervenants québécois, et je suis contente d'avoir côtoyé plusieurs de ces gens de qualité. Je vais d'ailleurs rester en contact avec plusieurs d'entre eux et je resterai disponible pour appuyer quelques organisations et possiblement aussi certains clubs qui m'ont demandé un coup de main.

Je suis fière d'avoir mis en place, avec l'aide de Pascal Choquette (l'entraîneur de l'Équipe du Québec), le programme Plateau 52, destiné à faciliter la transition des coureurs cadets vers les rangs juniors. Nous sommes d'avis qu'il est important d'investir sur les jeunes. Je suis aussi très satisfaite d'avoir été en mesure d'assister au retour en force du Tour cadet à Rimouski. Cet événement unique est un incontournable pour le développement de la relève. Tout comme le maintien du camp de piste Plateau 52 qui affiche complet depuis 3 ans. J'ai eu la chance d'assister à l'exploit du club Vélo Mauricie qui a organisé la finale provinciale des Jeux du Québec 2012 en tenant entre autre quatre courses en simultanée dans le Parc de la Mauricie. Pour une jeune organisation ça relève de l'exploit.

Je suis toujours aussi impressionnée par la qualité de plusieurs organisations tel que le Tour de Beauce, les GP cyclistes de Québec et Montréal, ces événements ont vu le jour au Québec et ne cessent de grandir.

J'apprécie aussi toujours le contact que j'ai gardé avec plusieurs athlètes québécois. Je suis une fan des athlètes québécois, je suis toujours très fière lorsqu'un athlète "made in Québec" make it outside Québec!

Bien entendu il y a des choses moins plaisantes que j'aimerais oublier. Cependant, je suis d'avis que je dois plutôt retenir comment j'ai passé à travers ces moments plus difficiles. On ne peut pas toujours être sur le podium. L'important c'est de ne pas le perdre de vue!

En conclusion je crois que j'ai fait des choses bien pour le cyclisme québécois et il me l'a bien rendu.

photo : Guy Maguire, info@veloptimum.net
Josée Robitaille, en conversation avec Stéphane Cossette en juin 2010
photo : Guy Maguire


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