été 2000

Lyne Bessette
Depuis ma première participation à la Coupe du monde de Montréal en 1998, cette course est vite devenue ma préférée. Courir chez nous me procure une énergie indescriptible.
L'automne passé, mon frère Éric m'a dit qu'il aimerait que je lui trouve un vélo. J'ai gardé l'oeil ouvert, mais un vélo pour un grand gars de 6 pieds 6 pouces, ça ne court pas les rues. J'ai donc pensé à Jacques Landry. Nous sommes allés à son entrepôt (son sous-sol). Jacques a été bien gentil et nous a déniché quelque chose.
Deux semaines avant la Coupe du monde, mon frère, mon père, ma mère, mon chum, Marc et moi sommes sortis en famille. Mon père a attaqué dès le départ. Éric, en essayant de remonter sur mon père, a crevé. Tout ça dans les premiers 500 mètres. C'était comme si j'étais retombée en enfance. On s'est bien amusés. Je crois que mon frérot a eu la piqûre. Avec sa silhouette à la Miguel Indurain, il sera sûrement un partenaire d'entraînement hors pair.
J'étais bien contente de le voir sur la ligne de départ de la Coupe du monde. Il y avait aussi mon parrain, ma marraine, mes parents, les parents de Marc et beaucoup de mes amis que je croisais du regard. Catherine, que j'ai saluée au deuxième tour sur Edouard-Montpetit, Mélanie, qui est l'une de mes plus grandes fans, Rachel, qui avait raté la course l'an dernier, Hugo, descendu de Québec, Annie, avec qui j'ai cuisiné en Virginie, J.-F. et Lise, mon magicien préféré Martin, Rollin et tous les autres qui ont fait travailler leurs cordes vocales. Merci. Et Marc, dans la voiture VIP, m'envoyait des clins d'oeil et des p'tits mots d'amour en montant Carnillien-Houde.
Je n'avais encore jamais vu un public aussi vivant et encourageant. Les cris étaient si forts dans la montée. J'en avais la chair de poule. Après la course, nous nous sommes retrouvés (une dizaine) dans un resto, rue Duluth, à jaser et à profiter du reste de la journée. Avec une bonne bouteille de vin, entourée des gens que j'aime. J'étais heureuse.
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