7 septembre 2000
Loin derrière, Dionne ne perd pas courage
Le Grand Bornand, France – La huitième étape du Tour de l'Avenir comportait 149,5 kilomètres. Charles Dionne n'en voulait pas un de plus. «Je ne suis pas mort, mais presque», a été le premier commentaire de Dionne après sa course. Il a fini à plus de 32 minutes du vainqueur de cette dure étape de montagnes, l'Espagnol Artor Kintana.
Kintana a tout simplement survolé l'épreuve entre Annecy et Le Grand Bornand, lançant une attaque décisive à 25 kilomètres de l'arrivée. Sa victoire lui fait faire un bond au classement général : il passe de la 27e à la 6e place. Le Français David Moncoutié a, quant à lui, ravi le maillot jaune à Laszlo Bodrogi, qui a toujours un oeil sur la première place, puisqu'il n'est qu'à quatre secondes de la tête.
68e au classement général, Dionne se préoccupe peu de son rang. «D'être encore là, c'est déjà satisfaisant», a-t-il mentionné. Le cycliste de Saint-Rédempteur a souffert pendant cette étape. «Je me sens scrap. J'ai les jambes cuites. On parle de vraies montagnes», a-t-il dit, en mettant l'accent sur le mot vrai. «On a roulé de façon à respecter les délais, sans plus, mais c'était tout de même éprouvant. Pendant une des montées, j'ai remarqué qu'on roulait à 12-16 kilomètres à l'heure. Je me suis donc permis de jeter un coup d'oeil au paysage. C'était vraiment beau ! Ça fait penser à la Suisse : les pics, les vaches et leur cloche. Dommage qu'on ne soit pas en vacances.»
Et le repos ne viendra pas avant samedi soir pour Charles et le reste du peloton. Vendredi, les athlètes attaqueront probablement la pire étape du Tour : 175 kilomètres agrémentés de sept cols. Au terme de cette escapade, les cyclistes poseront pied à Ville La Grand.
Texte : Caroline Larose
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