6 septembre 2000
yonnax, France – Une autre étape qui se décide au sprint ! Décidément, les cyclistes du Tour de l'Avenir refusent de passer la ligne d'arrivée fin seul.
Après une chevauchée de près de 200 kilomètres, entre Autun et Oyonnax, c'est encore au sprint que s'est décidé la septième étape, Le Français David Macoutié, de l'équipe Cofidis, a coiffé Loïc Lamouller et Sven Montgomery pour enlever les honneurs de cette étape. Laszlo Bodrogi, de la Hongrie, conserve toujours le maillot de leader. Il détient une avance d'une minute 22 secondes sur Joann Le Boulanger.
Malgré une arrivée à trois et un peloton qui suivait non loin derrière, plusieurs athlètes ont été largués. Sept ont abandonné, tandis que cinq ont terminé à plus de 20 minutes du vainqueur. Dans le lot, Charles Dionne s'en tire à merveille. Lâché à l'avant dernière montée, Dionne a fini au 58e rang, à 3:07 de Macoutié. «Très, très longue journée aujourd'hui», a confié l'athlète de Saint-Rédempteur. «Il y avait six cols et, tout au long de l'épreuve, le rythme a été assez élevé. Je grimpe quand même bien.»
Il ne reste plus que trois membres de l'équipe canadienne avec l'abandon de Mark Walters aujourd'hui (mercredi). «Tout le monde est fatigué. On n'a pas une seconde pour relaxer. Dès qu'on termine une étape, il faut manger, laver nos vêtements, puis hop ! Au dodo.» Les problèmes d'approvisionnement en carburant, causés par le blocus des raffineries et dépôt d'essence par les routiers, affectent aussi les gens du Tour. «Nous avions une heure trente de voiture à faire pour passer de Oyonnax à Annecy. Même si des pompes étaient réservées pour les voitures du Tour, ça nous a pris plus d'une heure avant de pouvoir faire le plein», a raconté Dionne, inquiet de voir le Tour prendre fin de façon abrupte. Mais ce qui inquiète surtout Charles, c'est la prochaine étape, qui comporte cinq cols, dont deux de première catégorie.
«De la fenêtre de mon hôtel, tout ce que je vois, c'est des montagnes, des hautes montagnes», prend-il le soin de préciser. «Dès la 24e borne, une côte de 20 kilomètres nous attends, mon premier col de première catégorie. J'aime aussi bien ne pas y penser, il faut que je dorme ce soir !» Dionne n'a qu'un objectif pour la huitième étape : « entrer à la maison, dans les délais», ce qui veut dire, en jargon de vélo, terminer la course, à l'intérieur des temps requis.
Texte : Caroline Larose
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