9 décembre 2009


Alex Harvey étant à l’entraînement intensif en prévision des Jeux oympiques de Vancouver,
c’est sa mère Mireille Belzile qui a reçu le précieux Victoris au nom de son fils, hier.
photo : Jean-François Desgagnés

Alex Harvey couronné

Il y a exactement 30 ans, Pierre Harvey était honoré à titre d’athlète de l’année pour ses exploits… en cyclisme. Hier soir, son fils Alex a prouvé une fois de plus que le talent se transmet dans les gènes en récoltant le même honneur, au 41e gala Victoris Desjardins, lui qui a créé une véritable onde de choc sur la planète ski de fond l’hiver dernier.

Tout de suite après avoir hérité du titre de l’athlète partenaire/coéquipier international, Harvey a reçu le grand prix, ses performances ne pouvant être ignorées.

Le jeune prodige de 21 ans avait en effet ébranlé les colonnes du temple par excellence de l’hiver, dans la Mecque du ski de fond de Trondheim, en Norvège, lorsqu’il avait mérité la troisième place à l’épreuve de 50 km de la Coupe du monde.

Alex Harvey a prouvé hier soir que les absents n’ont pas toujours tort. Retenu en Italie, où il s’entraîne en prévision de la Coupe du monde de Davos, en Suisse, ce week-end, l’athlète s’est dit honoré même s’il n’était pas sur place, à Lévis, pour cueillir son précieux prix.

« J’ai toujours été flatté par les comparaisons avec mon père et il m’a inspiré. Je ne fais pas de la compétition pour obtenir des honneurs, mais quand même, de faire l’objet d’une reconnaissance dans ta région, en pleine année olympique, c’est un coup de pouce qui compte », a-t-il assuré au bout du fil.

« Il y en a beaucoup des Victoris, mais cette fois, j’ai le plus gros ! » a poursuivi celui qui avait déjà remporté le prix à l’échelle nationale à deux reprises, en plus du titre de découverte de l’année.

Attaché à sa région
Le fait d’être reconnu dans sa région tombait aussi à point pour le jeune Harvey, qui a défrayé la manchette il y a quelques mois parce qu’il tenait à demeurer bien enraciné dans la région de Québec pour une partie de son entraînement, au grand dam de ses patrons de l’équipe nationale.

« Je me bats constamment pour rester ici, c’est mon environnement, là où je me sens le mieux. J’étais prêt à aller au bout de ce qu’il fallait faire pour y rester. C’est bien qu’on souligne, ici, ce que j’ai accompli. »

Sur les traces du père
Déjà les deux skis bien ancrés dans les traces de son père, Alex Harvey a de nouveau franchi une étape que ce dernier a aussi vécue trois fois, pour le cyclisme en 1979 et 1981, puis pour le ski de fond en 1987.

Bien au fait des comparaisons, Pierre Harvey s’en est dit fier une fois de plus.

« Je n’avais jamais rêvé que ça se réalise. Je me disais qu’à 15 ans, il voudrait sûrement essayer autre chose. J’ai encore plus de prix que lui, mais moi, je n’étais certainement pas troisième du monde à 20 ans. »


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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