2 décembre 2009

Libération refusée

Même s’il aura bientôt purgé le tiers de sa peine de six mois d’emprisonnement, la Commission des libérations conditionnelles (CLCQ) vient de refuser la remise en liberté du conjoint de Myriam Bédard, Nima Mazhari, en raison notamment d’une « structure de pensée qui n'est pas rationnelle ».

Emprisonné depuis le début d’octobre pour vol et recel d’oeuvres d’art, Mazhari aurait pu bénéficier d’une libération dès le mois suivant. Le 13 novembre 2009, la CLCQ a évalué qu’il représentait un risque inacceptable pour la société en raison de sa structure de pensée.

« La Commission constate également que votre discours est centré sur vousmême, que vous justifiez les conséquences de vos choix par une pensée qui n’est pas rationnelle, qu’il n’y a pas de changement significatif et que le risque de récidive demeure présent pour ces motifs » , jugent les commissaires.

Ce document de trois pages révèle que Mme Bédard était présente à l’audience. Nima Mazhari a évoqué la théorie du vaste complot devant le CLCQ. Il a aussi précisé aux commissaires que la popularité du Parti libéral du Canada a régressé de 65 % à 32 % à la suite du témoignage de sa conjointe dans le cadre du scandale des commandites.

Grève de la faim interrompue
L’Iranien d’origine a interrompu la grève de la faim qu’il avait entamée la semaine dernière « pour protester contre une injustice politiquement organisée ».

Son refus de s’alimenter n’aura finalement duré que six jours. Le geste d’un gardien l’aurait particulièrement ému.

« Un gardien membre du personnel de l’établissement m’a amené une tranche de viande avec six morceaux de frite qu’il avait séparé de sa propre nourriture afin de partager son souper avec moi. Ce geste grandement humain m’a touché énormément. D’ailleurs, j’avais constaté comment ma grève de la faim avait touché les membres du personnel dans le secteur, les détenus et beaucoup de gens qui m’ont envoyé des messages de solidarité », écrit M. Mazhari, qui souhaite que son dossier soit soumis à la Cour suprême du Canada.

M. Mazhari avait été reconnu coupable, en juin 2007, d’avoir volé une vingtaine de tableaux d’une valeur de plus de 80 000 $ à une dame âgée de 78 ans. La Cour d’appel a rejeté sa demande.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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