2 décembre 2009


Jean-Philippe Le Guellec mise notamment sur la poursuite durant la prochaine saison et aux Jeux olympiques, ayant fini 7e
et 8e à cette épreuve la saison dernière. « C’est l’épreuve où je suis en droit de m’attendre aux meilleurs résultats », dit-il. .
photo : Daniel Mallard

Un hiver « carabiné » attend Jean-Philippe Le Guellec

Comptant 18 épreuves dans les 70 jours nous séparant des Jeux de Vancouver, l’adjectif « carabinée » s’emploie mieux que jamais pour désigner la saison de biathlon qui débutera demain pour JeanPhilippe Le Guellec.

La Coupe du monde d’Oestersund lancera le calendrier de compétitions le plus important pour l’athlète de Val-Bélair depuis sa participation aux Jeux olympiques de Turin. Les quatre dernières années ont permis à Le Guellec de poursuivre son perfectionnement dans un sport qui autorise bien peu d’athlètes à se targuer d’avoir atteint leur maturité optimale.

Même s’il vit sa sixième saison au sein de l’équipe nationale, son jeune âge dans le peloton amène Le Guellec à parler de ses acquis accumulés avant de s’adjuger un statut d’excellence.

« Chaque année, je gagne de la maturité avec l’âge et je constate que mon corps est capable d’absorber de plus en plus d’entraînement. Cette année, j’ai réussi une centaine d’heures d’entraînement de plus que l’année précédente. C’est sûr qu’il y a eu des gains dans ma préparation et je suis juste curieux de voir les résultats », affirme le biathlète de 24 ans, joint en Suède avant le lancement de la saison.

Percer le top 10
Ses septième et huitième positions à l’épreuve de poursuite à Antholz (Italie) et à Hochfilzen (Autriche), la saison dernière, n’avaient pas seulement assuré le Québécois de sa présence aux Jeux olympiques de 2010. Ces meilleurs résultats masculins dans l’histoire du biathlon canadien lui ont également laissé voir qu’il pourrait un jour aspirer au sommet de la pyramide internationale.

Son bagage d’entraînement des six derniers mois le rend optimiste pour laisser des messages à la concurrence avant Vancouver.

« L’an passé, j’avais connu aussi une bonne saison d’entraînement, mais j’étais demeuré conservateur dans mes objectifs. Pourtant, j’avais réussi à percer le top 20 et même le top 10. C’est pourquoi cette année, j’aimerais pouvoir entrer dans les dix premiers à quelques occasions », souhaite celui qui occupe le 31e rang au classement général.

« La planification a été faite pour arriver au sommet de ma forme en février, durant les Jeux. Ça, c’est l’idéal. Entre-temps, avec les bons gains réalisés cet été, faire des tops 10 est réalisable. Et si quelque chose de phénoménal se produit durant une journée, pourquoi ne pas aspirer au podium ? »

Saison facile
Une épreuve individuelle (20 km) lancera la saison demain, puis sera suivie d’un sprint (10 km) samedi et du relais de dimanche. Le Guellec devra attendre au 12 décembre, à Hochfilzen, pour s’élancer dans son épreuve fétiche de la poursuite, cette course de 12,5 km jugée comme la plus spectaculaire dont l’ordre de départ s’inspire des résultats du sprint de la veille.

Pour le reste, cette année olympique ne semble pas l’aveugler pour autant ! « C’est sûr que ça saute aux yeux, parce que c’est hautement médiatisé et qu’elle provoque une certaine agitation, mais ce sera au contraire la plus facile. Je reviens à la maison avant les Fêtes et une autre fois avant les Jeux ! »


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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