25 novembre 2009

Relais ski de fond : pas de vedettes,
mais on mise sur la force du groupe

L'entraîneur de l'équipe nationale de ski de fond, Dave Wood, touche doucement son coeur pour indiquer pourquoi il pense que ses protégés ont une chance de grimper sur le podium, lors des Jeux de Vancouver.

Michael Tutton

"De gros moteurs," dit-il, en référence à l'organe qui permet aux skieurs d'atteindre une vitesse d'environ 23 km-h pendant près d'une demi-heure.

C'est de cette façon qu'il illustre la raison pourquoi l'équipe pourrait sortir de l'ombre à Whistler, en février, et mettre au défi les pays dominants dans l'une des épreuves les plus prestigieuses de ce sport, le relais 4x10 km.

"En ski de fond, le nerf de la guerre, c'est la puissance du moteur, a dit Wood lors d'un camp d'entraînement, récemment. Au bout du compte, il faut que vous soyez très fort au niveau physiologique."

A l'extérieur, Devon Kershaw, 26 ans, de Sudbury, et Ivan Babikov, 28 ans, qui habite à Canmore après avoir skié pour l'équipe russe, y allaient d'un sprint sur la première neige de la saison. Ils peaufinaient leur technique à l'approche de la saison de Coupe du monde.

Au gymnase se trouvait George Grey, 30 ans et de Rossland (C.-B.), brièvement à l'écart en raison d'une blessure à un pied.

Alex Harvey, 21 ans, n'a pas pris part à ce camp mais il poursuit son entraînement sur les piste de Mont-Ste-Anne, près de Québec.

Il n'y a pas de grandes vedettes dans l'équipe, d'athlètes de qui on aurait des attentes semblables à celles envers le Norvégien Petter Northug, qui a gagné trois fois l'or aux championnats mondiaux, en février, ou envers le Suisse Dario Cologna, qui a prévalu sur le circuit de la Coupe du monde, l'an dernier. Mais considérée comme unité, l'équipe peut représenter une menace.

Le 27 février, à Liberec en République tchèque, le quatuor canadien a montré sa progression en terminant cinquième, à quelques secondes seulement des Finlandais, qui ont mérité le bronze à ces championnats du monde.

Babikov a aussi inscrit un résultat très bénéfique pour la confiance, remportant une poursuite de 11 km en Coupe du monde, en Italie. Harvey s'est quant à lui illustré avec deux médailles de bronze sur le circuit.

Kershaw parle de "chimie", dans ce qui est bien souvent un sport très individuel, avec une mentalité de chacun pour soi.

"Si on faisait une comparaison avec les autres équipes de la Coupe du monde, nous serions considérés comme un peu bizarres - parce que nous sommes vraiment des amis, tout simplement," a dit Kershaw.

Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu d'embûches sur leur route.

Lors du premier relais de l'année en Coupe du monde, en Norvège, l'équipe, privée de Grey en raison de sa blessure, n'a pu faire mieux qu'une 10e place.

À Liberec en 2008, Harvey a bien bataillé contre la star italienne Giorgio Di Centa, champion olympique du 50 km en 2006. L'Italien a rattrapé le jeune Québécois en dernière montée, puis il a skié environ trois ou quatre secondes plus rapidement par km par la suite.

Cette différence de vitesse ne tient peut-être plus, a mentionné Wood.

"En étant seulement un an plus vieux, Alex a possiblement amélioré sa vitesse de 15 ou 20 secondes par km, a t-il dit. Sa marge d'amélioration est beaucoup plus marquée que celle de quelqu'un à la mi-trentaine."


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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