3 novembre 2009
L’un des fleurons du ski de fond les plus reconnus dans la grande région de Québec, Le Refuge de Saint-Adolphe, fermera officiellement ses portes le 31 décembre prochain, sauf si un investisseur sérieux s’en porte acquéreur d’ici là pour donner un second souffle à ce joyau hivernal.

Le Refuge, qui a vu le jour en 1970, se révèle la plus vénérable station de ski de fond de la grande région de Québec, derrière le Camp Mercier, qui a amorcé ses activités deux ans plus tôt. Dans une lettre qu’il a fait parvenir à ses membres récemment, le propriétaire de l’endroit, Bill Dobson, indique que la station cessera de fonctionner à l’aube de 2010.
Le passionné de 75 ans se dit au bout du rouleau, autant physiquement que financièrement.
« J’ai un genou et un bras finis, puis je ne suis plus capable de m’occuper de tout ça. Je ne peux pas non plus embaucher quelqu’un pour prendre ma place. Avec quoi je vais le payer? » soupire M. Dobson, qui s’évertue à façonner son petit royaume de la neige depuis qu’il l’a lui-même mis au monde.
La difficulté, c’est que Le Refuge est l’une des trois seules stations de ski de fond de la région à rouler uniquement avec des fonds privés. Pas de subvention, pas de coup de pouce de la municipalité de Stoneham non plus.
« Ça me fait beaucoup de peine d’en arriver là, mais il faut de la relève. Il faut que ça continue », lance Bill Dobson en guise de cri du cœur.
Investisseurs bienvenus
En 40 ans d’activité, Le Refuge n’a connu qu’une année déficitaire. Les skieurs ont beau crier présents, le contexte économique devient difficile et le propriétaire des lieux ne peut plus tout faire seul.
« Des investisseurs qui s’amèneraient ici et qui ajouteraient une offre d’hébergement rentreraient vite dans leur argent. Les recettes pourraient tripler, voire quadrupler », estime M. Dobson.
Ce dernier, dans une ultime tentative de maintenir son bébé en vie, propose même une possibilité de location avec option d’achat au terme de l’hiver. « Comme ça, les acheteurs potentiels profiteraient de mon expérience et pourraient prendre le temps d’évaluer les chiffres », offre-t-il.
Si le dossier n’évolue pas, il n’y aura toutefois plus de ski de fond à cet endroit au cachet intime et scandinave, qui tranche avec les grands boulevards en forêt. Bill Dobson laisserait l’accès libre à la forêt pour ses membres, mais sans services et sans tracés, à compter du 1er janvier.
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