19 novembre 2009


photo d'archives : Daniel Mallard

Harvey retrouve « sa » Norvège

Depuis qu’il a monté sur le podium de Trondheim, Alex Harvey retrouve « sa » Norvège pour y lancer sa saison en Coupe du monde de ski de fond, samedi, dans ce pays où sa consécration l’élève déjà parmi les grands.

« Je skie en Suède depuis une dizaine de jours et j’avoue avoir entendu prononcer mon nom à quelques reprises le long des pistes », nous a raconté Harvey, cette semaine, avant de se taper les cinq heures de route le séparant de Beitostoelen, en Norvège, où il disputera ses deux premières épreuves de la saison.

Notre religion du hockey nous empêche de mesurer la portée d’une Coupe du monde dans ce pays considéré comme le berceau du ski de fond. Encore moins pouvons-nous imaginer la renommée acquise dans cette monarchie par un « simple » athlète de 21 ans de Saint-Ferréol-les-Neiges, après qu’il eut remporté la médaille de bronze de l’épreuve de 50 kilomètres classique de Trondheim, le 14 mars.

La télévision d’État - l’équivalent de Radio-Canada - diffusera en direct la course de 15 kilomètres style libre, samedi, et le relais 4 x 10 km, dimanche. Il en est ainsi pour chaque épreuve de la saison en Coupe du monde, peu importe le pays qui la présente. La majorité des 4,7 millions d’habitants du pays se rivent alors à leur téléviseur et la physionomie d’Alex Harvey, assurément, éveillera des souvenirs encore frais chez eux.

« Si Alex était Norvégien, il serait en voie d’être millionnaire », nous rapporte Pierre-Nicolas Lemyre, qui habite Oslo depuis 1996.

Reconnu dans la rue
En plus de bien connaître la famille Harvey, cet homme originaire de la Rive-Sud de Montréal ne trouve plus de secrets dans le ski de fond; il a fréquenté le Centre national d’entraînement Pierre-Harvey, de 1992 à 1995, avant de s’expatrier en Norvège dans le but d’y approfondir la pratique et les connaissances de son sport. Aujourd’hui directeur du département de coaching et de psychologie à l’Université des sciences du sport de Norvège, il mesure mieux que quiconque la renommée acquise par ce jeune foin de 21 ans dans le pays.

« Les gens savent qui il est, c’est certain. S’il se promène dans la rue durant une semaine de la Coupe du monde, il y a de fortes chances qu’il se fasse interpeller », affirme Lemyre, qui collabore avec les équipes nationales de biathlon, hockey et ski de fond de Norvège à l’approche des Jeux de Vancouver.

Sa médaille de bronze individuelle à Trondheim et celle au sprint par équipes avec son coéquipier George Grey, à Whistler, en janvier, confère aussi un certain statut à Harvey dans sa région d’origine. Quand on proclamera le nom de l’athlète de l’année, le 8 décembre, au Centre des congrès de Lévis, l’un des sérieux aspirants sera alors retenu en Italie à des fins d’entraînement.


photo d'archives : Daniel Mallard

Préparation idéale
Harvey disputera deux épreuves à Beitostoelen, un bastion du ski de fond norvégien. L’épreuve de 15 km en style libre de samedi précédera le relais 4 x 10 km du lendemain, auquel le Québécois participera avec Devon Kershaw, Ivan Babikov et George Grey.

Ces types de courses conviendront mieux, selon lui, pour parfaire sa préparation durant les trois prochains mois menant à Vancouver. Les épreuves de 15 km et de sprint, la semaine suivante en Finlande, ainsi qu’à Davos, les 12 et 13 décembre, précéderont celle de 30 km en Slovénie, le 19 décembre. Celle-ci sera la seule dite d’endurance avant les Jeux olympiques, terrain de jeu préféré d’Harvey.

« C’est pour ça que les premières courses serviront de bonne préparation. Avec ces départs individuels, on skie à bloc tout le long de la course, tandis que pour les départs de masse pour les longues distances, c’est beaucoup plus stratégique », assure-t-il.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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