9 juin 2009
« Alex Harvey n’est pas un produit du Québec conçu uniquement pour le Québec. Il est un produit du Québec à l’intention de la planète du ski de fond. »

Un mois après la «tempête Alex Harvey», Georges Bertrand anticipe des retombées positives pour son «usine». Le président du Centre national d’entraînement Pierre Harvey (CNEPH) voit dans le différend entre Ski de fond Canada et le joyau québécois de l’équipe nationale, le mois dernier, l’assise d’une nouvelle harmonie dans cette famille canadienne de la neige.
« On a appris à être plus prudent dans nos moyens pour trouver des solutions, mais ils (Ski de fond Canada) ont réalisé que lorsqu’une injustice est commise, elle peut froisser des individus », nous a signalé le président du conseil d’administration en faisant le bilan de la dernière saison lors de l’assemblée générale annuelle du CNEPH, vendredi dernier.
Deux pôles uniques
Le 8 mai dernier, Ski de fond Canada annonçait en être venu à un compromis avec Alex Harvey. En acceptant de participer à un camp printanier en Colombie-Britannique, qu’il souhaitait éviter en raison du long déplacement, l’athlète québécois aura en retour l’autorisation de fausser compagnie à l’équipe nationale et d’accompagner plutôt ses coéquipiers du CNEPH à un camp en Autriche, l’automne prochain. Une fois cette solution trouvée, Ski de fond Canada a renoncé à son idée de recaler Harvey à un statut dans l’équipe de développement et le priver ainsi de privilèges financiers de 15 000 dollars rattachés à l’entraînement hors saison.
La poussière maintenant retombée, le CNEPH réalise davantage l’importance de respecter chacun des deux pôles d‘entraînement au pays.
« Canmore est située à 90 minutes de Calgary et ne peut donc pas offrir tous les mêmes avantages à Alex ou à d’autres de nos athlètes. Il y aura donc toujours un rapport de différences entre nous et l’ouest, mais on ne doit pas oublier qu’on est une partie de l’équipe nationale décentralisée. On fait partie de Ski de fond Canada, qui nous fournit quand même une aide de 90 000 dollars sur notre budget annuel de 200 000 dollars », rappelle Georges Bertrand.
Profitables à d’autres sports
« Je pense que plusieurs autres athlètes d’autres sports vont profiter de cette histoire », constate aujourd’hui Alex Harvey, qui affirme que cet épisode n’a rien changé dans ses relations avec les autres fondeurs de l’équipe de Coupe du monde. « Ça a peut-être permis de faire prendre conscience qu’il existe aussi au Québec de bons programmes d’entraînement dans d’autres sports », rappelle l’athlète de 20 ans.
En tenant son bout devant Ski de fond Canada, Alex Harvey a étalé à sa façon l’excellence du programme conçu par l’entraîneur du CNEPH, Louis Bouchard. « Ce qui s’est passé a fait cheminer tout le monde », croit l’entraîneur. « Ça a fait réaliser qu’il faut plus de flexibilité pour satisfaire les athlètes. Je suis convaincu que ça va nous aider après les Jeux de 2010. »
page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive