9 mai 2009

Harvey reste dans l’équipe nationale

« Je n’ai jamais eu l’intention d’en faire un débat public, et cette histoire aurait dû se régler à l’interne. »

Joyeux retour de vacances pour Alex Harvey ! Arrivé du Sud dans la nuit, le fondeur québécois a dû participer à une conférence téléphonique à laquelle ont participé des journalistes du Canada entier, hier après-midi, et par laquelle Ski de fond Canada ( SFC) lui a donné sa bénédiction à délaisser un camp d’entraînement avec l’équipe nationale pour un autre avec son entraîneur personnel, Louis Bouchard.

Plus question de recaler l’athlète de 20 ans de l’équipe nationale à l’équipe de développement et de le priver ainsi des privilèges financiers de quelque 15 000 $ pour l’entraînement hors saison qui y sont rattachés, ce à quoi il s’exposait pourtant en début de semaine.

« C’est la responsabilité de Ski de fond Canada de respecter les besoins individuels de ses athlètes et d’agir parfois avec flexibilité. Les derniers jours nous ont donné l’occasion de trouver une solution avec nos collègues de Québec » , a expliqué le directeur du comité haute performance de SFC Thomas Holland.

Déjà dimanche !
La tourmente médiatique de la semaine a trouvé son issue grâce à un compromis. La fédération autorise Alex Harvey à participer avec ses coéquipiers du Centre national Pierre-Harvey à un camp de préparation d’une durée de trois semaines en Autriche, au début de l’automne, pendant que l’équipe nationale sera à un camp hors neige à Mammoth, en Californie.

Par contre, Harvey doit monter à bord d’un avion dès demain pour se rendre au premier camp de l’équipe canadienne à Vernon, en Colombie-Britannique, un événement qu’il souhaitait éviter en raison du long déplacement.

« Alex a connu une saison remarquable, il est un athlète de talent et dégage une belle énergie. Il représente notre futur », l’a décrit Holland, ajoutant que sa présence dans les activités du programme allait profiter à tout le monde.

« Il y a beaucoup d’avantages à regrouper les meilleurs athlètes dans l’entraînement. On peut comprendre qu’Alex n’était pas à l’aise à se plier à des changements, mais nous nous sommes entendus » , affirme le patron de l’équipe, qui a rappelé la « culture d’excellence » que créent les programmes d’entraînement de sa fédération depuis une dizaine d’années.

Direction Jeux olympiques
Les sandales qu’il portait dans le Sud, Alex Harvey devra déjà les convertir en skis dans l’ouest du pays au cours des prochains jours. C’est ainsi qu’il amorce sa préparation pour les Jeux olympiques de Vancouver.

« C’est le premier camp de l’équipe, et il est important que tous les skieurs y participent pour lancer le programme de cette importante saison et voir les objectifs à atteindre », a fait savoir Holland.


9 mai 2009

Une semaine difficile

On se serait étonné du contraire : la personnalité gentilhomme d’Alex Harvey ne pouvait pas envenimer un conflit avec Ski de fond Canada.

« Ça a été une semaine difficile pour Ski de fond Canada, mon entraîneur (Louis Bouchard) et pour ma famille » , a exprimé le fondeur en commençant son boniment durant la conférence téléphonique d’hier.

Le concept d’équipe
Pendant qu’il était en vacances loin du pays, les oreilles de Harvey ont quand même bourdonné à distance en raison de la tourmente qu’a suscitée la menace qui pesait sur lui de le rétrograder de l’équipe nationale à celle de développement. L’athlète de 20 ans a répété qu’il n’a jamais souhaité en faire un débat public et personnel, et qu’il fallait plutôt arriver à un compromis dans « le meilleur intérêt pour moi et pour Ski de fond Canada ».

« Je comprends le concept d’équipe et j’accepte les responsabilités qui l’accompagnent. J’ai toujours dit que de côtoyer des athlètes comme Devon Kershaw, Sara Renner et George Grey, qui sont des modèles pour moi, m’était très profitable » , a exprimé Harvey.

Attaché à Québec
En filigrane à l’épisode houleux de la dernière semaine, on devine cependant son attachement à la région de Québec et surtout au programme d’entraînement mis sur pied par l’entraîneur du Centre national PierreHarvey, Louis Bouchard. Harvey n’a jamais nié son voeu d’exploiter au maximum les occasions de perfectionner son art dans son environnement.

« Je suis le cadet de l’équipe nationale, je n’ai que 20 ans et je considère important d’axer mon développement avec mon entraîneur personnel près de la maison » , a-t-il réitéré, avant d’ajouter que « c’était la première fois que ça m’arrivait » (un conflit aussi médiatisé).


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