8 octobre 2009
S’approcher du podium en Coupe du monde de biathlon a nourri des ambitions chez Jean-Philippe Le Guellec. Avec Vancouver qu’on aperçoit à l’horizon, le glacier de Daschtein sert à réactiver ce feu.

« J’aimerais revenir dans le top 10 mondial avant les Jeux olympiques. Même qu’un podium serait encore meilleur pour ma confiance », espère rien de moins l’athlète québécois.
Le Guellec ne joue pas au fanfaron. Sa septième place à Antholz, suivie de la huitième à Hockfilzen, deux résultats à l’épreuve de poursuite, a non seulement fait de lui le meilleur Canadien dans l’histoire de la Coupe du monde la saison dernière, mais ces deux résultats l’ont surtout conforté dans son cheminement vers les championnats du monde de la mi-février. Des erreurs de calcul dans la préparation l’ont cependant mené à des 42e, 46e et 51e positions aux mondiaux. Cette fois-ci, son entraîneur, Jean Paquet, et lui ont convenu de changer la recette afin de retarder le peak de deux semaines dans le calendrier, ce qui le mènerait en pleine grand-messe de Vancouver. Ils ont donc donné la priorité à l’entraînement en volume jusqu’à maintenant, et augmenteront celui en intensité dans les prochaines semaines.
« Les résultats sont encourageants. Aux sélections de Coupe du monde à Canmore, cet automne, j’ai quand même terminé une seconde plus rapide que l’an dernier, même si je me suis moins entraîné en intensité. J’ai aussi gagné de la masse musculaire dans les jambes », constate Le Guellec, qui occupe le 31e rang mondial.
Attendons pour LA médaille
Le biathlon a ceci de cruel qu’il ne pardonne pas la moindre erreur. L’excellence du peloton international exige un ski de haut niveau et un tir impeccable. En ayant déjà vu le film et lu le livre, Jean-Philippe Le Guellec connaît cette histoire parfaitement. Alors, il ne se lancera sûrement pas à voix haute dans ses projections de médailles aux Jeux de Vancouver. À 24 ans seulement, il faut réfléchir avant de défier les Ole Einar Bjoerndalen de ce monde.
« On sait depuis longtemps que le Canada espère remporter le classement des pays à ces Jeux et c’est bien normal de penser ainsi. Mais moi, je sais ce qu’est mon sport et je sais que de terminer parmi les dix premiers serait déjà bon. Il faut que tous les ingrédients tombent la même journée. Il y a de plus en plus de jeunes qui parviennent à faire un podium durant une saison, mais il arrive souvent qu’on ne les revoit plus ensuite. Se maintenir dans le top 10 régulièrement, ça arrive presque seulement avec les athlètes dans la trentaine.
« Faire un podium aux Jeux, oui, c’est possible. Mais si ça n’arrive pas, je ne viendrai quand même pas fou. »
8 octobre 2009
L’expression « le monde est petit » s’applique drôlement bien, cette semaine, dans ces grands espaces d’Autriche.

À cinq minutes à pied de l’hôtel où logent les skieurs du Centre national Pierre-Harvey, un autre Québécois d’un autre sport a choisi la même destination d’entraînement. Jean-Philippe Le Guellec et son entraîneur, Jean Paquet, trouvent dans Ramsau les mêmes bienfaits avant d’attaquer la Coupe du monde de biathlon. L’altitude, le silence et le calme ont leur attrait, le panorama aussi, évidemment.
« Oui, c’est vraiment beau, mais on a skié durant trois heures ce matin, puis je dors ensuite de 20 à 40 minutes avant d’aller m’exercer au tir », a tenu à préciser l’athlète de Val-Bélair au moment de notre rencontre.
Mais il faut voir aussi la chance qu’on a de venir dans des endroits comme celui-ci. J’ai encore cette faculté d’apprécier et de regarder le paysage quand je skie », ajoute-t-il.
Les équipes nationales de ski de fond et de biathlon de tous les pays trouvent à Ramsau le terrain de jeu idéal pour l’entraînement. Les critères de qualité de l’hôtellerie contribuent certes à cette renommée depuis des décennies.
Chaque hôtel éparpillé dans ce hameau est exploité par une famille qui perpétue la tradition d’une génération à l’autre. La pension Blasbichlerhof où nous logions, cette semaine, existe depuis plus de 200 ans.
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