7 octobre 2009
Mari et femme, entraîneur et athlète, union de deux Amériques, cochez votre choix. Ce qui compte vraiment dans cette relation entre Guido Visser et Jaqueline Mourao est ce dénominateur commun tout simple : l’amour.

Cette semaine, ces deux tourtereaux offrent un joyeux contraste dans cette Autriche de pics enneigés et de vallées verdoyantes. Au dos de leur survêtement, le nom « Brésil » détonne parmi les Russes, les Finlandais et autres nationalités qui ont choisi Ramsau pour leur préparation finale avant le début de la Coupe du monde de ski de fond.
Mariés l’un à l’autre depuis novembre 2004, le coup de foudre mutuel n’a pas diminué. Guido, Québécois pure laine qui tient toujours maison à Saint-Ferréol, n’a pas perdu sa réputation de drôle de moineau qu’il cultivait durant ses années de compétitions de haut calibre. À les observer, on se dit que c’est le type qu’il fallait pour souscrire aux défis sportifs de sa Jaqueline et l’accompagner dans chaque nouvelle affaire folle.
Direction Vancouver
Ces jours-ci, le couple s’entraîne à la dure en prévision des prochains Jeux olympiques d’hiver. Jaqueline revendique l’exploit d’être la seule femme dans l’histoire du Brésil à avoir participé à des Jeux olympiques d’été et d’hiver. Après Athènes en 2004 et Pékin en 2008 en vélo de montagne, elle l’a fait sur deux planches à Turin en 2006, et ce n’est plus qu’une formalité pour qu’elle vive Vancouver en février prochain, selon les critères de son pays, qu’elle a presque remplis.
« Le plus important des prochaines Coupes du monde sera d’aller chercher l’expérience en vue des Jeux », résume l’athlète de 33 ans, qui pourra participer à une seule épreuve à Vancouver, les 10 km en style patin.
« Elle a le moteur », dit son époux en lui apportant un yogourt aux fruits après sa sieste de l’après-midi.
Le destin...
On a l’impression que chaque sortie en ski ou en vélo représente un voyage de noces. Leur histoire n’est pas banale, tout autant que la façon dont elle avait débuté. Venue participer à la Coupe du monde de vélo de montagne, Jaqueline se trouvait bien loin du Mont-Sainte-Anne dans sa chambre exiguë dégotée à l’Auberge de jeunesse, dans le Vieux-Québec. L’année suivante, on ne la reprendrait plus. Par des personnes interposées, Guido eut vent qu’une Brésilienne se cherchait un toit, ce qu’il lui offrit.
« J’aime tellement les Québécois. Je trouve qu’ils ressemblent beaucoup aux Brésiliens par leur mentalité de faire la fête, de sourire », dit-elle encore aujourd’hui.
... et la détermination
Son union avec Guido Visser, un crack de l’entraînement, alimente le carburant premier de Jaqueline qu’est la détermination, étant devenue la première Brésilienne à remporter une course de la Coupe du monde de vélo de montagne, en 2005. Son mari a vite constaté le front qu’elle avait lorsqu’au printemps de 2005, de retour à Saint-Ferréol, il a amené sa chérie pour l’initier au ski de fond. L’idée de participer à des Jeux olympiques d’hiver de Turin venait de naître.
« Je lui ai dit : wo! Oublie les Jeux olympiques, tu viens juste de faire trois journées de ski. Voir une Brésilienne finir dernière, je ne pense pas que c’est ce que tu veux », lui a alors dit Guido.
« J’avais répondu : ouin ? C’est pas grave », ajoute Jaqueline, qui a finalement réussi son défi aux 10 km en style classique, à Turin.
« Elle avait réussi à en battre trois ! » tourne joliment Guido.
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