5 octobre 2009


Après trois heures et une quarantaine de kilomètres en ski le matin, Alex Harvey s´offre un moment
de repos en après-midi... avant de retourner pour un entraînement à roulettes en soirée.
photo : Daniel Mallard

La planète ski de fond s’ouvre à lui

Trop d’années encore nous séparent d’un concert d’éloges à l’unisson, mais quelques instruments de l’orchestre laissent échapper des notes.

Le nom d’Alex Harvey circule de plus en plus au sommet de la pyramide du ski de fond international, assez pour que les meneurs disent le voir se poindre dans leur rétroviseur. Le reconnu site français ski-nordique.net consacre un article au prodige québécois depuis samedi, dans lequel on y lit que le Suisse Dario Cologna et le Norvégien Petter Northug, champion et vice-champion du classement de la Coupe du monde, le pressentent pour se joindre à eux avant longtemps parmi les grands de la scène mondiale. « Je le vois avec les qualités nécessaires pour espérer devenir un jour champion du monde », dit rien de moins Louis Bouchard, son entraîneur, qui enfile une casquette de simple observateur.

L’effet Trondheim
À 21 ans seulement, Harvey bouscule les échéanciers d’un sport qui, par tradition, récompense son élite tard dans la vingtaine. Sa spectaculaire médaille de bronze des 50 kilomètres de Trondheim, le 14 mars, s’inscrit comme l’argument déterminant pour avoir ouvert les yeux au cercle fermé et européen de ce sport. Son audace à avoir provoqué l’establishment durant cette épreuve d’endurance et le sprint féroce remporté sur le Russe Maxim Vylegzhanin en fin de course ont soufflé la critique.

« Parfois, juste un geste dit tout de l’effet qu’il a provoqué. Depuis cette course, plusieurs athlètes d’autres pays me piquent un clin d’œil et prononcent «Alex Harvey» avec un pouce en l’air », raconte Yves Bilodeau, farteur de l’équipe canadienne.

Peu de faiblesses
Cette performance en Norvège suivait sa première médaille de bronze en relais remportée avec George Grey lors de la Coupe du monde de Whistler, en janvier. La sixième place aux 40 km de la finale de la Coupe du monde et une autre signature de qualité aux championnats mondiaux des moins de 23 ans, dont des quatrième et cinquième rangs, laissent entendre qu’il ne s’agit pas d’un feu de paille.

« Il est capable de skier sur toutes les sortes de neige et dans toutes les épreuves. Honnêtement, il n’a pas beaucoup de faiblesses. Comme les grands, en fait », affirme Louis Bouchard.

Ses résultats de la saison dernière placent le Québécois au 26e rang au classement avant le lancement de la Coupe du monde, en Norvège, le 21 novembre. Avec Devon Kershaw, 18e, on retrouve donc deux Canadiens appartenant au sélect « groupe rouge » réservé aux 30 premiers.

Au-delà des gratuités financières accordées au Canada par les différents comités organisateurs de la Coupe du monde et d’un nombre supérieur de départs autorisés durant ces épreuves, ce statut confère une certaine notoriété. Faire partie du groupe rouge commande un certain respect. Encore plus de la part d’un jeune foin de 21 ans. « Je ne dirais pas que tout est allé trop vite parce que je suis content de ma progression, mais je dirai plutôt que je suis surpris que ce soit allé aussi vite. »


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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