16 octobre 2009
Une décision internationale révisée autorise finalement le Canada à envoyer non pas un, mais bien quatre athlètes en biathlon aux Jeux olympiques de Vancouver : Marc-André Bédard jubile!

L’athlète de Valcartier a appris la nouvelle par un courriel envoyé de l’Autriche par son entraîneur, Jean Paquet, la semaine dernière. « Je suis super content, parce que j’en avais fait mon deuil. J’avais décidé de continuer à m’entraîner aussi fort et de ne pas trop me faire d’espoir de peur d’être déçu. Je me disais que c’était de la politique », a commenté au Journal l’athlète de 23 ans.
« À moins que je ne subisse une blessure ou qu’un autre gars d’ailleurs au Canada n’arrive de nulle part », Bédard dit aller à Vancouver parce qu’il est l’un des quatre seuls Canadiens à avoir rempli les critères olympiques exigés, les autres étant son ami Jean-Philippe Le Guellec, Brendan Green et Robin Clegg.
Les représentations de Biathlon Canada (BC) devant le Comité international olympique (CIO) et l’International Biathlon Union (IBU) auront donné gain de cause. Selon la formule d’attribution des postes basée sur les championnats du monde, les maigres résultats du Canada le positionnaient au 21e rang au cumulatif des deux dernières années. Or, le privilège d’envoyer quatre athlètes par genre aux J.O. revenait aux 20 meilleurs pays.
Une seule menace
Devant cela, Biathlon Canada a rappelé aux auditions internationales que la progression de Le Guellec et des autres athlètes avait élevé le pays parmi les 15 premiers au classement général de la Coupe du monde. Augmenter le nombre d’athlètes pour des Jeux se tenant au Canada se justifiait d’autant plus, selon BC, qu’un privilège avait pourtant été accordé aux Canadiennes à Turin, en 2006. Le relais féminin canadien, onzième au classement mondial, s’était hissé au 10e rang à la suite d’un désistement et avait ainsi pu se prévaloir du privilège de déléguer des femmes à des épreuves individuelles.
Non seulement Bédard a atteint le minimum de deux critères, mais il en revendique quatre. Des première et cinquième positions à des épreuves de la Coupe IBU (le niveau de compétitions avant la Coupe du monde) auraient suffi. Toutefois, il a bonifié ses arguments lorsqu’il a terminé 46e au sprint et 56e à la poursuite, en mars, en Norvège, ce qui le faisait terminer dans la première moitié de tous les concurrents, autre condition d’admissibilité.
« Un seul autre athlète (Jamie Robb) peut me tasser s’il a de meilleurs résultats. Mais compte tenu de son âge (25 ans), il devra terminer dans le premier tiers des concurrents à deux Coupes du monde, ce qu’il n’a jamais réussi », explique Bédard.
Le jeune Québécois amorcera sa saison par des Coupes IBU en Suède et en Italie, à compter du 26 novembre. De bons résultats à ces rendez-vous pourraient devancer son ascension en Coupe du monde, le 16 décembre, en Autriche, plutôt que de devoir attendre après les Fêtes quand la priorité sera alors accordée aux participants aux J.O. de Vancouver.
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