15 avril 2009
Sans parler de consécration au terme d’une saison au cours de laquelle il a flirté avec la crème de la crème dans le monde du biathlon, Jean-Philippe Le Guellec voit néanmoins un horizon illimité s’ouvrir dans sa mire.

À sa quatrième saison parmi l’élite internationale sur le circuit de la Coupe du monde, Le Guellec a démontré tout son potentiel. Après sa 13e place au sprint en Suède, il a prouvé que ses efforts n’avaient rien d’un feu de paille. Ses 17e et 8e places en sprint et en poursuite en Autriche, puis ses 21e et 7e positions dans les mêmes disciplines, en Italie, ont confirmé sa nette progression sur les saisons précédentes. Modeste, le biathlète de 23 ans savoure bien sûr ses meilleurs résultats à ce jour sur la scène internationale, mais demeure bien ancré sur terre.
« Depuis trois ans, je connaissais une certaine progression, mais cette année, c’est clair qu’il y a eu un gros boom dans mes résultats. Je suis tout à fait surpris parce que je me voyais à ce niveau-là dans un an. Je suis fier de mes résultats, mais ce n’est pas une finalité pour moi. Il reste en masse de pain sur la planche », glisse-t-il en jetant un regard sur l’hiver qu’il a connu.
« Rendu où j’en suis, je suis maintenant en droit d’espérer des podiums. J’ai connu une grosse saison au tir et si je peux améliorer mon ski tout en frôlant la perfection au tir, je peux envisager tout ce qu’il y a de mieux », a-t-il poursuivi.
Continuité
En plus du dur labeur qu’il abat sans relâche, Jean-Philippe Le Guellec attribue ses récents succès à la continuité qu’il a pu développer depuis deux ans avec son entraîneur Jean Paquet. Pourtant, la relation de travail entre les deux hommes a produit quelques grincements au départ.
« Quand il est devenu mon entraîneur, on a dû procéder à quelques ajustements. On ne partageait pas toujours la même vision. On a dû travailler beaucoup sur notre relation et, cet été, tout a vraiment cliqué. On a tous les deux mis nos ego de côté et c’est certain que ça a été bénéfique. Jean m’a beaucoup apporté, surtout sur la discipline d’entraînement », reconnaît Le Guellec.
Voilà donc qui est de très bon augure pour l’année olympique qui s’amorcera dès la mi-mai avec des camps d’entraînement. D’ici là, le biathlète convolera en justes noces avec sa copine, Michèle, qui partage sa vie depuis plus de cinq ans.
« Mon objectif olympique a toujours été de monter sur le podium. Je me le répète toujours dans mon subconscient. J’ai été programmé pour ça! Cet hiver m’a démontré que, plus que jamais, tout est possible.»
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