7 mai 2009

Alex Harvey: « Nous avions une entente »

Alex Harvey et Ski de fond Canada avaient une entente. Les deux partis avaient conclu un accord au sujet d'un programme spécifique d'entraînement qui permettrait au jeune Harvey de demeurer à Québec, plutôt que de déménager à Canmore, en Alberta. Cependant, Ski de fond Canada ne semble pas tenir parole.

Christine Roger

« C'est la première journée que j'en entends vraiment parler. Cependant, j'avais discuté avec l'entraîneur et je m'en doutais un peu. Ils ne me l'ont pas dit clairement, mais je comprenais que si je ne voulais pas déménager à Canmore et faire tout le programme, je serais relégué à l'équipe B. Je suis parti en vacances et j'allais régler ça à mon retour. »

Les demandes exigées par Alex Harvey étaient claires et simples. Il voulait s'entraîner au Centre d'entraînement à Québec afin de pouvoir poursuivre ses études en droit à l'Université Laval.

« Personnellement, je leur ai dit que je restais à Québec et que j'allais faire presque tous les camps d'entraînement avec eux. Le seul que je ne ferais pas, c'est celui en Californie parce que nous sommes en Autriche à faire du ski au même moment. Pour ma part, c'est mieux de faire du ski en octobre que faire de la course à pied. Je mets déjà pas mal d'eau dans mon vin pour suivre le programme. »

Les dirigeants de Ski de fond Canada semblent tenir fortement à la tenue de ce camp d'entraînement en Californie. Selon Harvey, celui en Autriche est tout aussi bénéfique, sinon davantage.

« Ils vont en Californie à Mammoth Lakes pour être en altitude, ce qui donne des gains physiologiques. C'est bon de s'entraîner en altitude, mais en Autriche, nous sommes aussi en altitude. Sur le glacier, nous sommes à 3000 mètres de hauteur. »

Alex Harvey croit que le programme qu'il suit au Centre national à Québec a pourtant fait ses preuves la saison dernière. La preuve est que certains athlètes de l'équipe canadienne qui s'entraînent actuellement à Canmore ont manifesté le désir de venir rejoindre Alex.

« Au centre d'entraînement de Québec, nous sommes huit athlètes. Au Championnat du monde des moins de 23 ans, nous avons été quatre gars provenant de ce centre qui ont fini dans les dix premiers, c'était du jamais vu. Alors, c'est certain qu'il y a quelque chose de bon à Québec. C'est peut-être de la jalousie ou que ça touche l'égo du dirigeant de Ski de fond Canada. L'an passé, j'étais sur l'équipe A et j'ai fait le même programme que je veux faire pour la prochaine année, mais le problème est qu'il y a un nouvel entraîneur qui ne semble pas... en fait, je ne sais pas où ça bloque. »

Ce nouvel entraîneur d'origine norvégienne, Alex Harvey ne l'a jamais rencontré. Il sait que les deux parties avaient conclu une entente quant à son programme d'entraînement, mais il semblerait que cet entraîneur et les dirigeants de Ski de fond Canada n'aient pas tenu parole.

« Je ne l'ai jamais rencontré. Mon entraîneur à Québec l'a rencontré en avril et disait que tout allait bien, qu'il avait accepté notre programme. On arrive maintenant au mois de mai et on me dit que ça ne fonctionne plus. On ne comprend rien. On croyait que c'était réglé et on pensait déjà à l'entraînement, au calendrier des compétitions. Il faut tout recommencer, mais habituellement, en mai, ce n'est plus le temps de faire ça. »

Si Alex Harvey tient son bout et décide de demeurer à Québec, il pourrait perdre une partie du financement alloué aux camps d'entraînement.

« C'est sûr qu'il y a le facteur monétaire, mais moi j'aime mieux faire le meilleur entraînement possible l'hiver qu'économiser de l'argent. Je ne fais pas ça pour l'argent. Mon but est d'aller vite cet hiver aux olympiques. Je vais faire l'entraînement que je considère le meilleur pour moi et c'est de rester à Québec. »

En audio, écoutez l'entrevue de Michel Villeneuve avec Alex Harvey dans le cadre de l'émission les « Amateurs de sports ».


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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