29 janvier 2009

Quand la nature refuse de collaborer !

Des articles de Martin Smith

GASPÉ - La nature continue de jouer des tours à la Traversée de la Gaspésie (TDLG) en réservant aux fondeurs un bel après-midi ensoleillé plutôt que le blizzard appréhendé dans la baie de Gaspé.

Accosté au quai de Sandy Beach aux petites heures du matin, le CTMA Vacancier a été enveloppé dans une tempête de neige jusqu'en fin de matinée avec un vent suffisamment violent pour qu'on choisisse de transférer en autobus les fondeurs sur le petit kilomètre les séparant du début de la piste cyclable, transformée pour l'occasion en piste de ski et menant à la page de Haldimand.

Aussi étrange que ça puisse paraître, tous souhaitaient se mettre à glisser dans une tourmente blanche et frigorifiante, mais la nature a refusé de collaborer. Dès que les premiers fondeurs se sont élancés dans la piste fraîchement tracée, le soleil est sorti, et le ciel s'est dégagé. Habillés pour faire face aux pires conditions, ils ont vite donné l'impression de sortir d'un sauna finlandais.


Le navire de croisière CTMA Vacancier s'est amarré au quai de Sandy Beach,
à trois kilomètres à peine de la marina de Gaspé, dans la matinée de jeudi.

Les «pit-stops» pour enlever des couches et serrer les pelures de trop dans le sac de jour se sont multipliés le long des six kilomètres. L'exercice en valait la peine. La vue de la baie de Gaspé, à moitié gelée, et des falaises de la péninsule de Forillon de l'autre bord de la baie formait un tableau hivernal saisissant.

Comme on se doutait que bien des gens n'auraient pas le courage de sortir en ski dans ces conditions, l'organisation de la TDLG a de nouveau fourni une belle preuve de son imagination débordante et de sa débrouillardise à toute épreuve. On a confié le mandat d'ériger sur la banquise de la baie de Gaspé un semblant de camp de base et de camp avancé en route vers un des plus hauts sommets du monde à Jean Lemire, à Serge Dessureault (premier Québécois à se rendre au sommet de l'Everest par la voie du Tibet) ainsi qu'à Christian Bernier et Jacques Bouffard (membres de la première expédition québécoise à conquérir un sommet de plus de 8 000 mètres, le Gasherbrun, en 1990).

Les curieux qui ont visité ces deux camps ont affronté de bons vents, mais pas de blizzard non plus. Vraiment, la nature n'était pas dans une phase coopérative en ce dernier jeudi de janvier.

Pour ce qui est des quelque 300 participants à la cuvée 2009 de la TDLG, les organisateurs sauront bientôt s'ils ont su apprécier quand même l'aventure en étant limités en tout et pour tout à un peu plus de 125 kilomètres de ski de fond, y compris la dernière journée de vendredi dans les sentiers du parc Forillon.

En effet, tous avaient un petit sondage à remplir en arrivant dans leur cabine. Une question facile : « Quels sont vos coups de coeur ? » Puis, la question qui tue : « Dans l'ensemble, jusqu'à quel point êtes-vous satisfait ? »

Pour mettre les répondeurs dans un bon état d'esprit, une petite boîte de caviar Emerance, produite à Paspébiac, était placée à côté du sondage. Tout pour mettre les répondeurs dans un état d'esprit positif.


Une sortie d'à peine 15 kilomètres a conduit les fondeurs à la plage de Haldimand
où un tableau hivernal d'une beauté saisissante les attendait.
L'hiver en Gaspésie a de quoi séduire tout amant du froid.
_________________________

Note du webmestre :
Rue Frontenac est la publication des journalistes mis en lock-out par la direction du Journal de Montréal, qui continuent, malgré tout, à couvrir l'actualité, pour notre plus grand plaisir.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
vélo ski de fond plongeon
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive