30 janvier 2009


Contemplatifs, les skieurs ont pris un bain de soleil à la plage Haldimand, dans la baie de Gaspé, hier.
photo : Katia Bussière

Traversée de la Gaspésie à ski de fond

Quand le soleil dit bonjour à la baie de Gaspé

Avoir du courage, ça paie ! Habillés comme des esquimaux pour affronter la tempête matinale, les skieurs ont vite « dézippé » leur manteau : le soleil est apparu dix minutes après leur départ, illuminant du coup la baie de Gaspé.

Très tôt, hier matin, on ne voyait strictement rien à travers les fenêtres du bateau CTMA Vacancier. Poudrerie et vents violents soufflaient sur la baie de Gaspé, où le navire avait accosté durant la nuit. La tempête a laissé 25 centimètres de neige.

À 8 h, l’organisatrice de la Traversée de la Gaspésie, Claudine Roy, informe les participants qu’une randonnée en ski de fond aurait lieu sur la piste cyclable longeant la baie, à condition de former des groupes d’au moins trois skieurs, au cas où on se perdrait.

À 11 h, le départ était donné pour cette randonnée de 15 km aller-retour jusqu’à la plage Haldimand, en bordure de la baie. Pour l’occasion, des motoneigistes bénévoles avaient tracé la piste durant les six premiers kilomètres, après quoi les participants devaient faire du ski hors piste dans la poudreuse.

Une centaine de skieurs avaient choisi de braver cette tempête, conscients toutefois qu’ils ne verraient rien de la baie de Gaspé, cachée dans un épais brouillard.

« Journée parfaite »
Il faut croire que les dieux ont changé d’avis. Dix minutes après le départ en ski, les nuages se sont dissipés et le soleil s’est pointé le bout du nez. Le mercure grimpait tranquillement jusqu’à - 8 ° C.

« C’est la journée parfaite ! » , s’est exclamé Robert Wejsbek, un Hollandais de 56 ans, qui en est à sa deuxième participation à la Traversée. Tout au long du parcours, les skieurs avaient les yeux rivés sur la baie de Gaspé, ses différentes teintes bleutées, ses glaces et les montagnes en arrière-plan. À la plage Haldimand, les skieurs ont pris un bain de soleil tout en admirant la vaste étendue d’eau. Le bonheur total, quoi !

Le résidant d’Amsterdam, qui est psychothérapeute et fait passer des auditions pour les émissions de téléréalité de la société Endomol, est subjugué par la beauté de la Gaspésie. « C’est extraordinaire, c’est l’apothéose. Tout est beau ici : les gens, l’histoire, la baie de Gaspé, le rocher Percé » , dit-il.

C’est par un ami américain, qui possède une maison à La Malbaie, dans Charlevoix, que M. Wejsbek a entendu parler de la Traversée de la Gaspésie. Amoureux du Québec (il vient ici deux fois par année), M. Wejsbek a acheté la maison voisine de celle de son ami, à La Malbaie.

Des Belges, des Français, des Ontariens et un couple de Yellowknife, dans le nord canadien, font également le voyage à bord du CTMA Vacancier.


30 janvier 2009

Le dg de Québec à bord !

Gaspé — Un peu de ski de fond, beaucoup de lecture, le directeur général de la Ville de Québec, Alain Marcoux, vit des jours heureux à bord du CTMA Vacancier.

Katia Bussière

En vacances pour la semaine, M. Marcoux en est à sa première Traversée de la Gaspésie. Son conjoint, un mordu du ski de fond (il peut facilement parcourir 50 km par jour), participe à l’événement pour la troisième fois.

Aussi amateur de cette discipline sportive, M. Marcoux fait pour sa part entre 15 et 25 km par jour. « Je suis ici pour voir la nature, lire et me reposer », affirme-t-il.

Le directeur adore l’atmosphère qui règne sur le bateau. « Il y a des cinéastes, des poètes, des écrivains et des philosophes qui nous racontent leurs expéditions et partagent leurs réflexions », ajoute ce friand des conférences, surtout celles qui portent sur les forces de la nature.

D’ailleurs, M. Marcoux a été servi à souhait lorsque le bateau est resté pris dans les glaces, à la hauteur de Matane, il y a trois jours.

« Comme disait Jean Lemire, cela nous fait penser aux premiers explorateurs français et anglais qui ont dû vivre ce phénomène. Aujourd’hui, on oublie ça, parce qu’on pense que nos puissants bateaux peuvent vaincre les glaces. Or, les éléments de la nature sont plus forts que la force du métal et des moteurs », dit-il.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
vélo ski de fond plongeon
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive