26 janvier 2009


Le maire de Québec, Régis Labeaume, a accueilli l’astronaute Julie Payette
et plusieurs autres personnalités, hier, à Québec, à l’occasion de la passation
symbolique des fêtes du 400e de Québec aux fêtes du 475e de Gaspé.
photo : Karl Tremblay

Julie Payette en raffole

Femme de tous les talents, l’astronaute Julie Payette quitte chaque année ses quartiers généraux de Houston pour s’évader dans la nature gaspésienne en ski de fond.

Depuis cinq ans, la célèbre Québécoise agit comme présidente d’honneur de la Traversée de la Gaspésie. Toutefois, cette année, elle a dû raccourcir son séjour en raison de ses engagements professionnels.

En juin prochain, elle effectuera une mission spatiale à bord de la navette Endeavour, sa deuxième sortie dans l’espace. Dans ses bagages, elle apportera un étendard de la Gaspésie.

Malgré son emploi du temps très chargé, Julie Payette a une fois de plus été fidèle au rendez-vous. « Je tenais à être présente. Je ne peux pas dire non à Claudine Roy (l’organisatrice de l’événement). C’est impossible ! », dit-elle en rigolant.

Arrivée vendredi à Montréal avec son conjoint et leur garçon de cinq ans, elle est repartie vers Houston, hier après-midi, après le passage des skieurs à Québec.

L’astronaute de 45 ans a skié les 30 km du parcours de Montréal, samedi, non sans avoir eu froid. C’est qu’il fait plus chaud au Texas et le ski de fond y est inexistant! Samedi soir, sur le bateau CTMA Vacancier qui transporte les participants, son fils a chanté l’hymne officiel de la Traversée de la Gaspésie, devant un public conquis.

« Une dépendance »
Julie Payette revient d’année en année à la Traversée parce qu’elle adore « cette expérience hors du commun qui marie le sport, la culture, la joie de vivre, le sens de la communauté et la beauté des paysages gaspésiens l’hiver ».

« La Traversée crée la dépendance. Tout ça est du beau gros positif. Quand on a fait l’expérience une première fois et qu’on a l’occasion de la refaire, on la refait ! », clame-t-elle. L’astronaute avoue que les parcours et les conditions climatiques sont parfois difficiles. « Ça nous force à aller un peu plus loin qu’on pense. Beaucoup de gens ont dit après leur première Traversée qu’ils ne pensaient pas la réussir. Nous sommes tous ensemble et cela a un effet d’entraînement », poursuit-elle.


Regard sur le fleuve

Le maire de Québec, Régis Labeaume, n'est pas un adepte du ski de fond, mais se dit d'accord avec l'idée de tracer la promenade Samuel-De Champlain, déjà très populaire auprès des cyclistes en été.

Katia Bussière

Dès 7h30 hier, par un mercure de -20°C et un bon vent du large, les 300 skieurs de la Traversée de la Gaspésie avaient le regard posé sur le fleuve Saint-Laurent et ses puissantes glaces tout en parcourant une quinzaine de kilomètres le long de la promenade, tracée pour l'occasion, et sur les Plaines d'Abraham jusqu'à la terrasse Dufferin, où ils ont été accueillis par M. Labeaume et le maire de Gaspé, François Roussy.

Selon le maire de Québec, la promenade Samuel-De Champlain a coûté tellement cher que ça vaudrait la peine de l'utiliser au maximum, c'est-à-dire en traçant des pistes de ski de fond en hiver : « C'est assez simple pour moi. On va poser des questions lundi (séance du conseil), ce serait super ! », dit-il.

Du 400e au 475e
C'était jour de passation symbolique des fêtes du 400e de Québec aux fêtes du 475e de Gaspé, hier. La ville de Gaspé, où Jacques Cartier a posé les pieds en 1534, est justement la destination finale de la Traversée.

« On a eu du succès au 400e et c'est important de partager ça avec les autres. Nous allons aider les organisateurs du 475e de Gaspé à avoir le même succès », a commenté M. Labeaume.

De son côté, M. Roussy dit avoir établi des contacts avec le maire de Québec, un « homme de coeur et d'ouverture », selon lui.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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