25 janvier 2009


Quelque 300 skieurs ont pris le départ, hier, à la première journée de la Traversée de la Gaspésie en ski de fond, à Montréal.
photo : Katia Bussière

Après l'Everest, le canal Lachine !

Après avoir conquis l'Everest et couru le Marathon des sables au Maroc entre autres exploits, Serge Dessureault a été tout aussi émerveillé de skier le long du canal Lachine !

Ayant pourtant fait le tour du monde et vu toutes ses beautés, il ne se lasse jamais de revenir dans ce secteur de Montréal, le plus beau de la ville, selon lui.

« J'adore ce coin-là. J'ai habité pendant huit ans sur le bord du canal. J'y ai souvent fait du jogging, du ski hors piste et du kayak de mer, comme entraînement. C'est la nature au centre-ville ! » commente l'athlète de 44 ans.

Même si, pour lui, parcourir 30 km de ski de fond est un jeu d'enfant (c'était la distance au programme, hier), M. Dessureault dit avoir tripé. « Juste le coup d'oeil, au bout de l'île, a fait ma journée », ajoute ce pompier à la Ville de Montréal.

En effet, dans le parc René-Lévesque, à la jonction du canal Lachine et du Saint-Laurent, la condensation qui s'élevait au-dessus de l'eau offrait tout un spectacle. C'est signe qu'il faisait un froid sibérien. D'ailleurs, peu de skieurs ont osé s'aventurer à cet endroit (une boucle de 6 km), tellement le vent fouettait le visage.

Plus loin sur le parcours, les rapides de Lachine, lieu reconnu pour accueillir des espèces d'oiseaux rares, étaient aussi cachés par la condensation. Les amateurs de photographie se sont régalés de cette image saisissante.

Première participation
Serge Dessureault en est à sa première participation à la Traversée de la Gaspésie en ski de fond. Exceptionnellement cette année, les skieurs partaient de Montréal.

« La Traversée m'a toujours attiré. J'ai hâte de découvrir la Gaspésie en hier. Je vais réaliser un autre rêve en skiant dans les montagnes des Chics-Chocs » dit-il.

J'ai un ami qui est décédé lors d'une avalanche dans les Chics-Chocs. Je devais être présent, mais je n'y suis pas allé », raconte-t-il.



Serge Dessureault.
photo : Katia Bussière

Un froid arctique

Pour que Serge Dessureault ait porté son chapeau de castor, hier, c'est qu'il faisait un froid arctique à Montréal.

Katia Bussière

« Je ne l'ai même pas porté durant l'ascension de l'Everest. Je l'avais seulement mis au sommet. Aujourd'hui (hier), je l'ai porté pendant la moitié du parcours de ski. C'est un vrai froid arctique » dit-il.

Même si le mercure n'était que de -17°, la température ressentie frôlait les -30° avec le facteur éoline. Ajoutez à cela le fait que la piste longeait les cours d'eau et vous avez le cocktail parfait pour les risques d'engelure.

Il fallait être bien emmitouflé pour franchir les 30 km de ski. Malgré ce froid intense, la bonne humeur était au rendez-vous et le skieurs se félicitaient d'avoir réussi à parcourir la distance dans de telles conditions.

Le festival des joues rouges devrait se poursuivre aujourd'hui avec un mercure de -21° à Québec, sans compter la force du vent particulièrement vigoureuse sur les plaines d'Abraham et la promenade Samuel-de-Champlain, à proximité du fleuve...


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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