6 janvier 2009

Le ski de fond retrouve la piste des vacanciers

Longtemps boudé par les vacanciers, le ski nordique reprend des couleurs. Le confort de l'hébergement s'améliore enfin. Et cette glisse en pleine nature répond à la tendance verte du moment.

Annie Barbaccia

Des palaces au bord des pistes nordiques ? Il y en a… chez nos voisins. En Suisse, en Allemagne, en Italie, en Autriche, en Scandinavie, les fondeurs sont logés à la même enseigne que les skieurs alpins : tous les types d'hébergement sont proposés. Ceux qui en ont les moyens s'installent donc tout naturellement dans des hôtels de luxe. Chez nous, ce n'est pas aussi simple. Longtemps synonyme de vie à la dure, avec nuits en dortoir et douches communes, la glisse nordique souffre encore d'une mauvaise image dans l'esprit du public. Les clichés lui collent à la trace : elle serait trop physique (au vu des compétitions retransmises tous les quatre ans lors des Jeux olympiques) ou, à l'inverse, trop facile, voire vieillotte, car pratiquée par des seniors qui n'osent pas dévaler les pentes. En tout état de cause, seuls les moins fortunés, contraints de se priver de confort, en accepteraient les conditions. Cette rusticité hexagonale commence toutefois à s'atténuer. Les chambres d'hôtes ont été les premières à hausser le niveau des prestations à la fin des années 1990. Et, depuis quelques années, on assiste à une petite éclosion d'hôtels douillets offrant piscine, espace bien-être, bonne table… Bref, aussi bien disposés à l'égard de leurs clients que les établissements réservés aux skieurs alpins. Normal. Sur cent vacanciers skieurs aujourd'hui, dix ont beau être des fondeurs, tous les spécialistes constatent un regain d'intérêt pour le style nordique. « Nous sommes à un tournant », confirme Jacques Rabut, président de l'association Nordique France qui regroupe 130 sites dans les cinq massifs.

Descendeurs et raquettistes tentés
D'abord, l'activité ne régresse plus, comme ce fut le cas dans les années 1990. Ensuite, les skieurs alpins sont de plus en plus nombreux à consacrer une journée de leur semaine de vacances au ski de fond. Enfin, les raquettistes, en nombre sans cesse croissant, commencent à se laisser tenter par ce ski dont les pistes longent souvent leurs propres sentiers.

Un loisir «nature» dans l'air du temps
Reste à convaincre une nouvelle clientèle que cette glisse en vaut d'autres, qu'elle est une activité de loisirs à part entière et que, même si elle n'est pas aussi fun que le free-style ou le speed-riding, elle s'inscrit parfaitement dans l'air du temps : le ressourcement en pleine nature, la protection de l'environnement et l'entretien de sa condition physique. En effet, le ski nordique se pratique loin des foules dans des espaces vierges (vallées, forêts, crêts…) et souvent classés (la plupart des domaines se trouvent dans des parcs naturels).

Un sport d'endurance sans trop de difficultés techniques
Au même titre que la course à pied et le vélo, le ski de fond aide à se maintenir en forme sans trop de risques de casse ni de difficultés techniques. À condition toutefois de ne pas en négliger l'apprentissage. En ligne droite sur terrain plat, pas de problème, mais l'affaire se complique dès lors qu'il faut monter, descendre et tourner. Voilà pourquoi les sites nordiques ont depuis peu aménagé des zones ludiques d'apprentissage sur des terrains à faible déclivité.

Moins cher que le ski alpin
Cet hiver particulièrement bien enneigé est propice à la découverte de la moyenne montagne, skis nordiques aux pieds. D'autant qu'en période de crise, toute économie est appréciable. Deux postes budgétaires sont en effet nettement moins chers pour les fondeurs : l'accès aux pistes (30 à 50 € la semaine) et la location du matériel (30 à 50 € également).


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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