13 janvier 2009

Au chaud et au sec !

Jean-Charles Fortin

Il s’agit probablement du secret le moins bien gardé au monde, mais on ne le répétera jamais assez : la clé pour demeurer au chaud et au sec lorsque l’on s’adonne à des activités extérieures réside dans la gestion efficace de sa propre chaleur corporelle, une opération dont le succès repose en grande partie sur le bon vieux principe des « pelures d’oignons ». L’air emprisonné entre deux strates de vêtements viendra seconder les matériaux textiles dans leur travail d’isolation. On compte habituellement trois types de pelures :

Une sous-couche en contact avec la peau, qui permettra l’évacuation de l’humidité vers les couches extérieures. Les matériaux synthétiques tels que le polyester ou le polypropylène sont souvent favorisés, mais, comme nous l’avons vu récemment, la bonne vieille laine n’est pas à dédaigner.

Une couche intermédiaire, légèrement ajustée, qui poursuivra le travail d’évaporation de l’humidité et, surtout, agira comme un isolant. Certains préfèrent porter deux, voire trois ou quatre couches intermédiaires légères, qu’ils enlèveront ou revêtiront au besoin (d’où le sac à dos), suivant les caprices de Dame Nature ou les efforts à fournir.

Une couche extérieure relativement ample, qui servira d’armure contre les intempéries. À cet égard, le Gore-Tex a la cote depuis quelques années, à tort (pour les activités hautement aérobiques) ou à raison (pour toutes les autres)… Mais attention ! Il ne s’agit pas de surchauffer la machine pour autant. L‘Homo Quebecus hivernum doit éviter de transpirer. L’eau s’avérant un excellent conducteur de chaleur, des vêtements humides pourraient faire s’abaisser la température du corps. Pour demeurer bien au sec lorsque la chaleur augmente - la nôtre ou celle de Dame Nature -, deux possibilités : soit on modère nos transports, soit on permet l’évacuation d’un peu de chaleur corporelle.

Ainsi, lorsque l’on se promène en amoureux dans la Basse-Ville de Québec et que l’on souhaite passer à la Haute-Ville, il convient d’enlever le bonnet et de déboutonner son paletot avant de gravir les marches de l’escalier du Casse-cou. À moins d’opter pour le funiculaire…

Certaines activités produisent une chaleur corporelle plus intense - des activités de plein air des plus chastes, on s’entend ! Ce sont ces dernières qui demandent que l’on porte une attention particulière aux matériaux des différentes couches de vêtements. Mais, surtout, l’adepte actif devra être plus attentif que le simple marcheur aux variations de température, dans le but d’enlever ou d’ajouter des couches au moment opportun.

En gros, on doit se percevoir comme un oignon que l’on déshabille au gré de la chaleur… les pleurs en moins !


12 janvier 2009

Les sous-vêtements longs : la revanche des moutons

Jean-Charles Fortin

Ceux qui ont parcouru les pages de L’actualité de février connaissent l’origine de ma relation avec les sous-vêtements longs de coton, un lien intime que l’on m’a proposé (lire : imposé) dès ma tendre enfance. Pendant plusieurs années, je les ai détestés avec passion. Puis j’ai découvert qu’il existait un autre univers, celui des sous-vêtements de laine.

À la fin des années 1970, l’avènement des tissus synthétiques - nommément le polyester dans un premier temps, puis le polypropylène, et le Capilene à sa suite - a quasiment relégué la toison du mouton aux oubliettes. Les révolutionnaires séries de sous-vêtements Lifa ou encore Patagonia ont su conquérir le cœur et la peau des amateurs de plein air pour leur légèreté, leur compacité et, surtout, leur impressionnante rapidité à sécher.

Malgré tout le bien qu’on en dise, les sous-vêtements faits de tissus synthétiques comportent toutefois des défauts. Les principaux : leur propension à conserver les odeurs et les irritations qu’ils peuvent causer du fait qu’ils collent à la peau.

Et on dirait bien que les amateurs de plein air en ont pris conscience. En effet, on assiste depuis peu au retour de la laine, plus particulièrement de la laine de mérinos, un digne représentant de la race ovine.

Le gros avantage de la laine ? Elle tient au chaud, même par temps humide et pluvieux. En effet, elle comporte de minuscules cavités entourés de lanoline, substance hydrophobe qui pourrait s’apparenter à de la cire d’abeille. Ces cavités contiendront donc en tout temps un minimum d’air réchauffé par le corps, ce que les tissus synthétiques ne sont pas en mesure de faire.

Enfin, les fines et longissimes fibres du mérinos le rendent encore plus doux qu’une peau de kiwi. On est bien loin de la bonne vieille « laine du pays », qui, parce qu’elle n’aura pas été nettoyée suffisamment, contiendra des miettes de foin et piquera à souhait.

En somme, le choix vous appartient : le synthétique pour la légèreté, la compacité du tissu et la rapidité de séchage, ou bien la laine pour la chaleur. Mais, dans tous les cas, on oublie le coton, qui ne conserve plus la chaleur dès qu’il est mouillé.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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