21 novembre 2008

Pierre Harvey : un père fier et surpris

Marc-André Boivin

C’est un Pierre Harvey à la fois fier et surpris qui s’est présenté au lancement officiel du site Internet de son fils Alex, un jeune athlète prometteur qui, à sa première année sénior, ne vise rien de moins qu’une présence aux Jeux olympiques de Vancouver.

« Alex faisait beaucoup de sport quand il était jeune, que ce soit du vélo ou du ski, mais jamais je n’aurais pensé qu’il en ferait encore à 20 ans. Et de voir qu’il a toujours autant de plaisir et qu’il réussit aussi bien me surprend et me réjouit en même temps. Il faisait du ski à 3 ans, alors je m’attendais à ce qu’il me dise qu’il n’en pouvait plus à 15 ans », confie celui que plusieurs ont longtemps vu comme un des plus grands athlètes au Canada.

On aurait tendance à croire que M. Harvey est grandement impliqué dans la carrière de son fils, mais cette implication s’arrête en fait à quelques conseils qu’il peut prodiguer de temps en temps. Rien de plus. « C’est sûr que je lui donne des petits conseils lorsque je vois qu’il en a besoin, mais j’ai toujours essayé de faire attention. Quand on les pousse trop, les jeunes se tannent. On le voit souvent dans des sports comme le hockey par exemple. C’est pour ça que j’ai toujours été frileux à ce sujet », ajoute Pierre Harvey.

Selon ce dernier, les objectifs que son fils s’est fixés sont tout à fait réalisables. « Il était parmi les deux ou trois meilleurs juniors au monde alors je sais qu’il a le talent pour être dans les meilleurs au niveau senior. S’il n’a pas de bad luck, on le verra peut-être bien aux olympiques dans un peu plus d’un an. C’est entre ses mains à lui, mais il est bien entouré. Quand on a pas de support, c’est plus facile de se décourager, mais ce n’est pas son cas », explique le paternel.

Évolution
Pierre Harvey n’en revient pas de voir comment le ski de fond a évolué depuis qu’il a pris sa retraite. « J’avais Alex dans les bras quand je me suis retiré. Il est né en septembre 1988 et j’ai annoncé mon retrait de la compétition le mois suivant. Il n’y a plus rien de comparable entre les deux époques en ce qui concerne le sport. C’est aussi beaucoup mieux structuré aujourd’hui. On semble avoir appris et les athlètes sont de mieux en mieux encadrés. Le plus gros problème aujourd’hui selon moi et plusieurs autres, c’est qu’on a beaucoup de difficultés à stimuler les gens pour qu’ils soient actifs et c’est la première chose à faire », conclut-il.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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