2 mars 2008
Même si Myriam Bédard est indissociable de l’histoire du biathlon au Québec, on sent qu’en raison de ses récents démêlés avec la justice, son nom crée maintenant un certain malaise, même au centre de biathlon qui porte son nom à Valcartier.
Ian Bussières
« On ne parle pas d’elle aujourd’hui, on parle de ce qu’elle a fait de bien par le passé. Car les médailles qu’elle a gagnées à Albertville et Lillehammer, elle ne les a pas volées ! » déclare d’entrée de jeu Donald Villeneuve, vice-président de l’Association des clubs de biathlon du Québec (ACBQ).
Les dossards autographiés par l’athlète de Neufchâtel sont toujours bien en vue au Centre Myriam-Bédard à quelques jours de l’audition des procédures d’appel dans la cause où elle a été trouvée coupable d’avoir enlevé sa fille.
Histoires familiales
« Aujourd’hui, ce qui se passe entre eux, c’est leur problème. Ce sont des histoires familiales et on n’a pas d’opinion là-dessus. On ne se mêle pas de ça », poursuit Villeneuve. Ce dernier fait remarquer que, dans les pays scandinaves, des images de Myriam Bédard ornent encore les murs de plusieurs résidences et que ses problèmes familiaux ont eu peu d’écho sur le Vieux Continent. « Lors de la Coupe du monde de 1999, elle avait été accueillie comme une rockstar en Europe », fait-il remarquer.
Donald Villeneuve précise toutefois que la biathlète s’est peu engagée au sein de l’ACBQ après sa carrière. « Sauf peut-être il y a quelques années, quand elle était sortie publiquement pour dire qu’elle était prête à acheter le Centre de biathlon de Valcartier avec Nima Mazari. Mais ça, ça fait partie de sa phase qu’on préfère oublier... »
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