20 mars 2008

Marc-André Bédard a soif d’or

« Je veux gagner les Championnats canadiens et je vais pousser fort pour y arriver », lance le biathlète Marc-André Bédard, qui refuse de s’asseoir sur ses lauriers depuis sa médaille d’or à la Coupe d’Europe d’Italie.

Rentré au pays, lundi soir, après la tournée du circuit européen d’hiver qui l’a propulsé parmi les meilleurs, l’athlète de Saint-Gabriel-de-Valcartier passe la semaine à s’entraîner au centre Myriam-Bédard avant de reprendre l’avion, lundi prochain, à destination de Callaghan Valley, en Colombie-Britannique, pour les Championnats canadiens, le dernier rendez-vous de la saison.

Puisque la compétition aura lieu au même endroit que les Jeux olympiques de 2010, la crème des biathlètes canadiens sera au rendez-vous, du 24 au 30 mars, question de se familiariser avec le parcours. Bédard sait que la partie n’est pas gagnée d’avance. « Le calibre est très haut. Jean-Philippe Le Guellec, mon meilleur ami, part favori. Je sais que je peux le battre ! » souligne l’athlète de 22 ans.

« Je vais aux Championnats canadiens pour gagner même si c’est ma première présence chez les seniors. J’ai fait mes preuves à l’échelle mondiale », ajoute Bédard, couronné à plusieurs reprises champion canadien junior depuis l’an 2000.

Succès monstre
Après deux années en dents de scie où il a notamment été freiné par la maladie, Bédard a maintenant le vent dans les voiles. « Je suis vraiment content de ma saison. J’ai atteint mon objectif de me classer dans le top 20. Je me rapproche de mes rêves. »

« J’ai changé la façon de m’entraîner. J’ai aussi la meilleure machine derrière moi. Mon entourage est passionné par le biathlon, à commencer par mon entraîneur, Jean Paquet. Je veux exploser l’an prochain. »

L’athlète a connu son meilleur résultat en carrière la semaine dernière, lorsqu’il a remporté la victoire aux 10 km de la Coupe d’Europe en Italie.

« Le fait d’avoir gagné est bon pour moi et pour les biathlètes canadiens. Environ 95 % des courses sont remportées par des Allemands, des Russes et des Norvégiens. La Fédération internationale de biathlon apporte beaucoup plus de soutien aux pays qui ont du potentiel », fait savoir Bédard.

Avec ses bons résultats, il espère s’associer à un commanditaire majeur. « Cette année, j’ai déboursé 14 000 $ de ma poche pour participer aux courses. J’ai occupé quatre emplois. Je ne veux plus refaire ça. La meilleure façon d’avancer est de se concentrer sur l’entraînement. »


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
vélo ski de fond plongeon
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive