20 février 2008

Mondiaux juniors


À quelques jours de ses adieux au monde junior, Alex Harvey en profite pour recharger les batteries.
Entraînement très léger et repos meublent l’attente. Puis, samedi, il participera au départ du sprint.
Suivront les épreuves de 10 km, le 25 février, de 20 km, le 27 février, et le relais pour clôturer le tout, le 29 février.
photo d'archives : Léopold Rousseau

Alex Harvey à la ruée vers l’or

Fraîchement atterri en sol italien, Alex Harvey se prépare à vivre ses derniers championnats mondiaux juniors de ski de fond à compter de samedi avec une seule idée en tête : se lancer à la conquête de l’or.

Stéphane Cadorette

Au cours des dernières années, le fiston de l’ex-athlète olympique Pierre Harvey a gravi les échelons et en a étonné plus d’un. Si bien que l’hiver dernier, à ces mêmes mondiaux juniors, il s’est couvert de bronze au terme de l’épreuve de 10 km.

Puisque la vie est un cycle, ce qui s’avérait alors la consécration de sa jeune carrière est déjà chose du passé. Dans l’esprit du fondeur de 19 ans, le temps est venu de penser à l’or dans l’une ou l’autre des trois disciplines individuelles auxquelles il prendra part: le sprint (1 km), le 10 km classique et le 20 km patin.

« Les gens savent que c’était mon objectif premier, cette saison. Oui, ça amène un peu de pression, puisque ce sont mes derniers mondiaux juniors et que je veux bien terminer, mais j’ai toujours bien composé avec la pression.

« Ça fait longtemps que je me prépare en vue de cette compétition. Si je ne gagne pas l’or, je ne pleurerai pas non plus, mais c’est important pour moi de bien finir avant de passer à un autre niveau », a dit l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges, au cours d’un entretien téléphonique près de Malles, en Italie, où se dérouleront les compétitions.

Vers les seniors
L’autre niveau auquel Harvey fait allusion, c’est le senior. L’hiver prochain, il atteindra ce plateau et campera le rôle de jeune recrue. Tout recommencera à zéro.

« J’ai fait quelques Coupes du monde dernièrement avec les seniors et j’ai une idée de ce qui m’attend. Ces courses m’ont donné confiance. Même fatigué, j’ai bien skié. J’ai côtoyé les meilleurs du monde et j’ai vu ce que c’est la vraie game. Il y a tout un échelon entre les juniors et les seniors », a-t-il observé.

En attendant, il souhaite faire sa marque, laisser son nom sur toutes les lèvres. Bien déterminé, il refuse toutefois d’en faire une question de survie.

« Je tiens à skier au sommet de mes moyens, mais je vois quand même le ski de fond comme un sport à long terme. Plein de skieurs parmi les meilleurs du monde aujourd’hui n’ont pas nécessairement atteint régulièrement le top 10 au niveau junior auparavant », fait-il valoir.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
vélo ski de fond plongeon
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive