12 janvier 2008
Hubert Lapointe
La Station touristique Duchesnay était l’hôte de la 4e édition du Circuit des Maîtres Swix-Fisher-Loppet Le tour de la seigneurie, ce samedi 12 janvier. Pour l’occasion, plus de 110 adeptes du ski de fond âgés de 8 à 72 ans, de partout au Québec, sont venus s’affronter dans l’un des trois parcours de 6km, 16 km ou 30 km dans les catégories midget, juvénile, junior B, junior A, senior et maître.
« Le calibre est très étonnant », soutient Pierre Asselin, directeur de l’événement. Selon lui, des skieurs devraient réussir le parcours de 30 kilomètres en 1h30, ce qui correspond à une vitesse moyenne de 20 km à l’heure. « C’est très rapide », juge-t-il.
M. Asselin déplore cependant le fait qu’une autre course ait lieu en même temps au mont Sainte-Anne. Celle-ci relevant du circuit provincial, elle a attiré davantage d’athlètes de 18 à 30 ans désireux d’accéder au niveau mondial. Toutefois, il sait que l’esprit de compétition demeure palpable : « Certains prennent cela très au sérieux ».
De plus, Pierre Asselin a expliqué qu’il s’en est fallu de peu pour que les organisateurs annulent la compétition. Le redoux du début de la semaine avait considérablement endommagé les pistes. Ces dernières étaient d’ailleurs demeurées fermées toute la semaine afin de conserver les meilleures conditions de neige possible. Toutefois, le froid de la nuit de jeudi à vendredi a suffisamment raffermi les pistes pour donner le coup d’envoi de la compétition à la date prévue.
Relève
Marie-Claude Blais, responsable des activités à la Station touristique Duchesnay, a senti la frénésie de l’événement. « L’esprit de compétition est vif. Les gens veulent avoir une technique parfaite, le meilleur fard sur leur ski et un équipement à la fine pointe de la technologie », affirme-t-elle. Selon Mme Blais, l’un des aspects importants de cette compétition est la présence de la relève : « Il y a des petits bouts de chou de 8 à 12 ans qui participent aux courses et leurs parents sont présents et s’impliquent. C’est une belle continuité pour le sport ».
« Je suis ici pour faire la course », a justement affirmé Julie Mathieu-Trottier, une souriante compétitrice âgée de 9 ans qui pratique le ski de fond depuis quatre ans. « Elle est bonne sur les longues distances. Elle aime ça et ne se fatigue pas », complète Caroline Mathieu, la mère de la jeune athlète. Cette dernière a raconté que d’habitude, Julie fait des courses de 1,5 kilomètre. Essayer un parcours de 6 km lui donne donc la chance de montrer ses forces.
Le bon fartage
Alfred Fortier, technicien pour Swix et Fisher, est d’avis que la température ambiante de 0o Celsius a causé bien des soucis. Lui qui s’occupait d’un kiosque de fartage des skis a remarqué que certains skieurs ont été jusqu’à changer trois fois de cire. « Un mauvais fartage peut signifier une différence de cinq minutes sur le parcours de 30 kilomètres. En compétition, pour un podium, on n’a pas droit à l’erreur », précise-t-il.
Note pour les initiés, le choix de M. Fortier s’est arrêté sur de la cire VR-75, recouverte de VR-70 juste avant la course. « Il en est ainsi, car au-dessus ou en dessous du point de congélation, il y a une échelle de caractéristiques claires à considérer. Lorsqu’il fait exactement zéro, ça devient un casse-tête », dit-il.
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