La première Coupe du monde de biathlon, cette saison, sera classée dans le tiroir des compétitions à oublier pour Jean-Philippe Le Guellec.
Stéphane Cadorette
Après s’être dit fort déçu de sa 81e place aux 20 km jeudi, l’athlète de Shannon n’a pas eu plus de veine, samedi, quand il n’a pu faire mieux que de loger au 77e échelon au sprint de 10 km, à Kontiolahti, en Finlande.
Il faut dire qu’à cette deuxième journée, Le Guellec éprouvait de la difficulté à sentir la détente, ayant les doigts complètement gelés.
« C’est une question d’adaptation de début de saison qui n’a pas été faite. Je gèle facilement des mains et c’est vraiment plate lorsque ça arrive. J’ai même essayé de garder mes mains dans le dos au cours des descentes pour éviter le contact direct avec le vent, mais on dirait bien que cette tactique n’a rien donné du tout », a maugréé le compétiteur de 22 ans, joint à l’hôtel.
Il n’y a maintenant plus de doute, Le Guellec sait quoi demander à l’avance au Père Noël pour accroître ses performances : une bonne paire de gants !
« J’ai opté pour des gants minces, car ils me permettent de bien sentir la détente. Avec du recul, ce n’était pas la chose à faire dans des conditions si froides », a-t-il concédé.
Le gel aura donc fait rater trois cibles à Le Guellec. La victoire est allée au redoutable Norvégien Ole Einar Bjoerndalen, qui a mis 23 min 13,4 s pour terminer l’épreuve, 2 min 34,8 s devant Le Guellec.
Bon pour la motivation
Comme un malheur n’arrive jamais seul, Le Guellec devait terminer parmi les 60 premiers, samedi, pour mériter sa place en poursuite individuelle, hier. Il a donc dû jouer les spectateurs.
« Je me console en me disant que les résultats auraient pu être bien meilleurs, mais je ne fais pas du biathlon pour me contenter de résultats qui auraient pu arriver. Je vois que j’ai des possibilités, mais je suis tanné de me baser sur des "si". Je devrai travailler le tir. En ski, je maintiens un bon rythme. »
Insatisfait de sa première performance en Coupe du monde, Le Guellec tentera de faire oublier ce faux pas dès vendredi, à Hochfilzen, en Autriche.
« Le côté positif de la chose, c’est que plus que jamais, j’ai le couteau entre les dents pour la fin de semaine », a-t-il terminé.
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