21 décembre 2007


Âgé de 83 ans, Pierre Leclerc est depuis longtemps un apôtre du ski de fond.
photo : Jocelyn Bernier

Un effet boule de neige

Le Regroupement des stations de ski de fond de la région de Québec (RSSFRQ) en a fait du chemin depuis le printemps 1990 quand Pierre Leclerc, un mordu des sports de glisse, a invité cinq ou six centres à une réunion d’information. Aujourd’hui, 51 membres sont regroupés au sein de l’organisme, qui s’étend à des régions comme la Beauce, Chaudière-Appalaches, Charlevoix, le Centre-du-Québec et Portneuf.

« J’avais fait un inventaire de ce qui existait comme centres de ski de fond, rappelle le président du RSSFRQ, car il n’y avait pas grand-chose comme statistiques dans ce domaine. Les gens se sont montrés intéressés et au mois de novembre suivant, nous avions réuni une douzaine de représentants de stations de ski de fond. Marc Hardy, qui est toujours avec nous, m’avait aidé. Nous avons commencé avec un répertoire et nous faisions affaire avec les associations touristiques et la SEPAQ. »

L’idée a fait boule de neige, c’est le cas de le dire. « Maintenant, nous formons une belle association. Nous avons des réunions trois ou quatre fois par année. En plus, nous publions un bulletin d’information qui nous permet beaucoup d’échanges.

« C’est épatant de voir comment il y a d’expertise autour de la table. C’est un recueil extraordinaire de connaissances. Tout le monde travaille dans le même sens et les connaissances de l’un peuvent être très utiles aux autres. »

Les plus récentes statistiques, d’après un sondage de la Chaire de tourisme de l’UQAM, montrent qu’on a enregistré 579 000 jours/ski pour le RSSFRQ (incluant ski de fond, raquette et marche). Le ski alpin affiche 702 000 jours/ski. « Le ski de fond conserve une grande popularité et, depuis quelques années, nous assistons à une belle remontée de la raquette. C’est une activité qui se pratique en forêt, donc à l’abri du vent, et elle est accessible à tout le monde. Dans notre démarche, les statistiques sont importantes et les centres pourront installer des compteurs qui nous donneront le véritable achalandage de centres de ski plus modestes. »

Le succès du RSSFRQ est tel au Québec qu’il est devenu une référence pour les autres régions. « Plusieurs régions nous demandent des renseignements sur notre mode de fonctionnement », précise celui qui a initié les cours populaires de ski, en compagnie de François Pichard, sur les plaines d’Abraham de 1954 à 1975. « Avec l’aide de notre agente de communication, Lucie Garneau, nous avons fait des approches et des ententes avec l’Association américaine de ski de fond. Notre regroupement est devenu vraiment très intéressant. »


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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