
La barre de plus en plus haute
L’élite sportive de la grande région de Québec a atteint un si haut degré de performance qu’il faut être champion canadien de sa discipline ou avoir participé à un championnat du monde pour être mis en nomination au Gala de l’athlète de l’année.
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« C’est le critère de base. On choisit les athlètes selon leurs performances», souligne Denis Fortin, président du comité de sélection et journaliste sportif chez Média Transcontinental. Les athlètes en nomination de la cuvée 2007 ont réalisé des performances impeccables, selon lui. « Trois des athlètes ont reçu des notes parfaites de la part du comité de sélection », ajoute-t-il.
Sortir de l’ombre
Parmi les 175 candidatures reçues, les dix membres composant le comité de sélection ont retenu 112 mises en nomination pour la 39e édition du Gala de l’athlète de l’année des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches, qui se tiendra le 11 décembre, au Théâtre Capitole de Québec.
Célébrer l’excellence sportive et récompenser les athlètes qui, trop souvent, évoluent dans l’ombre parce que les médias s’attardent surtout au sport professionnel, voilà le mandat que s’est donné le Gala de l’athlète au fil des ans. Des sports moins connus comme le karting, le fitness, la boxe féminine et l’équitation seront représentés cette année.
Question de donner une chance à tous les athlètes, entraîneurs, officiels, bénévoles, équipes et événements mis en nomination pour l’ultime récompense, un Mémoris, les meilleurs éléments sportifs ont été regroupés dans 17 catégories. « On ne peut pas comparer Marie-Hélène Prémont (dans la catégorie Athlète féminine sport international) et Rita Barakat (dans la catégorie Découverte féminine) », cite en exemple M. Fortin.
Cette année, le Gala pousse encore plus loin sa démarche et a invité à la soirée deux athlètes souffrant de trisomie 21 qui ont remporté huit médailles aux Jeux olympiques mondiaux spéciaux de Shanghai, au début d’octobre. Les deux jeunes filles, Catherine Rochette (gymnastique synchronisée) et Mélanie Giroux (natation), ne sont toutefois pas en nomination.
« Une tape dans le dos »
Pour le fondeur Alex Harvey, nommé dans la catégorie Athlète masculin sport national, le Gala est une façon de démontrer la confiance envers les athlètes de la région. « C’est comme une tape dans le dos. C’est très encourageant et bon pour le mental », commente ce gagnant d’un Mémoris en 2006.
Selon le biathlonien Marc-André Bédard, sélectionné dans la catégorie Athlète masculin coéquipier national, le Gala est l’endroit idéal pour voir de futurs champions. « Tous les gens au Gala sont des gagnants », témoigne ce lauréat d’un Mémoris.
« Le Gala, ce n’est pas seulement avoir un nom sur une feuille. Si on espère gagner, il faut se démarquer parmi ceux qui se sont déjà démarqués », affirme l’entraîneur de natation Rouge et Or, Nicholas Perron, en nomination dans la catégorie Entraîneur international.
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