
Le père avait de moins en moins accès à sa fille
Richard Hénault
« Tu peux aller où tu veux, mais n’emporte pas Marie dans ton sillon nébuleux. Elle doit retourner à l’école dans les plus brefs délais. Je suis prêt à aller à Washington pour la voir. » C’est ce qu’écrivait Jean Paquet à Myriam Bédard dans un courriel envoyé le 17 novembre 2006. Il s’agissait d’une de ses nombreuses démarches afin de revoir Marie (prénom fictif de la fillette, compte tenu d’une ordonnance de non-publication touchant son identité).
Faisant la description de ses droits d’accès, le jeune père de 42 ans a indiqué que les choses ont commencé à se compliquer lorsque Nima Mazhari est entré dans la vie de son ex-conjointe. Il fallait toujours qu’il négocie avec Myriam Bédard, qui faisait en sorte que Marie soit trop occupée. Et les choses empiraient constamment.
Surmontant ses craintes, en mai 2006, M. Paquet a accepté de remplir la demande de passeport pour la fillette parce que l’ex-athlète olympique disait vouloir l’amener à un congrès en Europe: « J’avais toujours eu peur qu’elle parte avec Marie, compte tenu que son conjoint est Iranien. »
Selon M. Paquet, personne ne lui avait parlé du voyage aux États-Unis, il ne l’a jamais autorisé et même la directrice de l’école fréquentée par Marie n’était au courant de rien. Lors des appels téléphoniques, le père a offert à la mère de se rendre à Brossard pour permettre à la fillette de retourner à l’école.
De son côté, Myriam Bédard refusait de lui dire quand ils reviendraient au pays. « On fait nos affaires et après on va revenir », lui disait-elle.
La fillette, elle, semblait « censurée » durant les appels. Elle disait se trouver à l’hôtel sans en préciser le nom.
Lorsque Jean Paquet a avisé Myriam Bédard que la police irait les chercher, elle a simplement répondu « O.K. » avant de raccrocher. Tous les appels et tous les courriels du père sont ensuite demeurés sans réponse. « J’ai appelé des centaines de fois », a-t-il déclaré.
Mazhari témoigne
À son tour de témoigner, Nima Mazhari a indiqué que le voyage entrepris le 2 octobre devait durer de trois à cinq semaines, le temps de rencontrer « des gens » à Washington et il était certain qu’ils rentreraient à Montréal pour le 22 décembre, date d’anniversaire de Myriam Bédard et de sa fille. Et Jean Paquet était parfaitement au courant des préparatifs du voyage, a aussi assuré M. Mazhari.
L’homme de 51 ans se souvient que la prévenue lui a montré un document mentionnant qu’un mandat d’arrestation avait été lancé contre elle, mais il affirme ne pas se rappeler pourquoi il l’avait été. Immédiatement, Myriam Bédard et lui se sont rendus aux bureaux du FBI pour communiquer toutes leurs coordonnées aux agents, car ceux-ci disaient ne pas être au courant d’un quelconque mandat.
Selon M. Mazhari, Marie a plusieurs fois essayé de contacter son père par la suite, mais elle n’obtenait pas de réponse. Ce n’était pas inhabituel, de dire M. Mazhari, car il arrivait à Jean Paquet d’être absent deux ou trois mois pour son travail. Un peu plus tard, toutefois, Nima Mazhari a déclaré que le cellulaire de Myriam Bédard fonctionnait mal à l’extérieur de Montréal.
page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive