2 avril 2007

Le procès de Myriam Bédard s'ouvre aujourd'hui

La saga judiciaire de Myriam Bédard reprend. L'enquête préliminaire de l'ancienne médaillée olympique, accusée de l'enlèvement de sa fille, débute aujourd'hui au palais de justice de Québec.

Taïeb Moalla

Jointe hier après-midi à son domicile à Brossard, dans la région de Montréal, Myriam Bédard a indiqué qu'elle sera bel et bien à Québec pour faire face aux poursuites judiciaires intentées contre elle. Elle a cependant refusé de faire d'autres commentaires. « Le dossier est entre les mains de mon avocat, Me John Pepper Jr. », a-t-elle précisé.

Dans une entrevue accordé hier au Journal, Me Pepper a affirmé que sa cliente « (attendait) impatiemment ce procès. Elle n'a pas peur, car elle sait qu'elle n'a rien à se reprocher ». Selon ce dernier, l'ex-mari de Mme Bédard - Jean Paquet - ainsi que le policier-enquêteur chargé du dossier seront entendus par le juge ce matin. « Jamais Mme Bédard n'a agi délibérément pour empêcher son ancien conjoint de voir sa fille », soutient Me John Pepper Jr., qui ne croit pas que « la Couronne (puisse) prouver le contraire ».

Après trois mois au cours desquels elle est demeurée introuvable, Mme Bédard a été arrêtée dans un hôtel de Columbia, dans le Maryland. Elle a passé 14 nuits derrière les barreaux, à Baltimore (Maryland), puis à Québec, entre décembre 2006 et janvier 2007. Son ancien mari, Jean Paquet, avait porté plainte contre elle auprès de la police de Québec le 17 octobre 2006 pour enlèvement de leur fille, Maude (12 ans), en contravention avec une garde partagée. Un mandat d'arrestation pancanadien a été émis le 5 décembre et un autre, international, une semaine plus tard.

Lors d'une première et brève comparution au palais de justice de Québec, le 5 janvier, la double médaillée olympique a plaidé non coupable à l'accusation d'enlèvement. La Couronne, représentée par Me Julie Lemieux, lui avait cependant imposé de sévères conditions avant d'autoriser sa libération.

L'athlète a dû payer une caution de 1000 $ avec un dépôt d'argent, en plus de s'engager pour 1000 $ sans dépôt. Une personne de son entourage, son amie Kim Ouimet, s'est aussi engagée pour 1000 $ sans dépôt. Au-delà des conditions financières, l'athlète a dû demeurer dans sa résidence de Brossard et aviser les autorités judiciaires de tout changement, 48 heures à l'avance. Elle a été obligée de se présenter, tous les lundis, au poste de police le plus près de sa résidence. En plus de devoir garder la paix, elle ne pouvait pas quitter les limites de la province et son passeport lui a été confisqué.

En février 2007, une entente signée avec son ex-conjoint lui a reconnu le droit de garde de leur fille. Les détails de cet accord n'ont pas été rendus publics puisqu'il s'agit d'une entente à l'amiable.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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