3 août 2007
Bernard Plante
La conférence préparatoire au procès de Myriam Bédard, pour le présumé enlèvement de sa fille à l’automne 2006, s’est tenue ce vendredi au Palais de justice de Québec. D’entrée de jeu, le juge Jean-Claude Beaulieu a émis une ordonnance de non publication sur ces délibérations.
Pendant un peu moins deux heures, les procureurs au dossier ont fait valoir leurs attentes et leurs besoins. Le procès, rappelons-le, doit s’ouvrir à Québec le 4 septembre prochain. Il s’amorcera par le choix de la composition des membres du jury.
Un biathlon juridique
Quelle direction prendra ce procès ? Il est trop tôt pour le dire. Mais dans un article publié dans Le Journal du Barreau du Québec en février dernier, Me Jean-Claude Hébert exhortait les parties à s’entendre, il souhaitait même voir le ministre de la Justice et procureur général intervenir le cas échéant.
Dans son article intitulé «Le biathlon juridique de Myriam Bédard», le professeur associé au Département des sciences juridiques de l’UQAM estime que ce procès, qui sera nécessairement très fortement médiatisé, «s’annonce rugueux et cahoteux» et qu’il risque «d’appesantir la détresse psychologique de l’enfant, innocente victime d’un classique conflit familial».
Il note que Myriam Bédard a choisi «un solonnel procès devant jury» et que «la Couronne a choisi l’artillerie lourde». Jean-Claude Hébert lance un appel aux parties «pour dénouer ce nœud de vipère» et souligne que le témoignage de l’enfant «serait un gâchis». À défaut, poursuit-il le procureur général devrait «prioriser» les droits de l’enfant.
Et, selon ce juriste réputé, le ministre de la Justice et procureur général aurait le choix des armes: «Pour éviter que l’affaire Bédard ne dégénère en contre-justice, il a l’embarras du choix: médiation, déjudiciarisation ou arrêt des procédures pénales.»
Peu importe la suite… elle sera très fortement suivie. Le procès s’ouvre dans un peu plus d’un mois.
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