4 mars 2007


Raphaël Couturier, Louis-Étienne Garceau et Laurence Harvey, trois remarquables
jeunes skieurs de fond, médaillés d'or hier aux premières épreuves des Jeux du Québec d'hiver.
photo : Rogerio Barbosa

Des héros de toutes les couleurs

Les Jeux du Québec ont leurs héros et ils sont vraiment de toutes sortes de couleurs. Deux noms étaient sur toutes les lèvres, hier, à la piste de ski de fond : Ti-Pit Couturier et Rosalie...

Ti-Pit Couturier, c'est le surnom que l'équipe technique de la compétition utilisait pour parler avec émerveillement du beau grand jeune homme de 14 ans pas Ti-Pit pantoute qui a survolé le parcours de la classique 3 km en 9 minutes 14,1 secondes, hier, dans la catégorie midget.

« J'aime ça être dehors, dans la forêt, et mon rêve, c'est d'aller aux Jeux olympiques en 2018, peut-être 2014 », a confié avec fougue le jeune champion de Saint-Jean-Chrysostome, Raphaël Couturier, de son vrai nom.

Couturier, de Chaudière-Appalaches, ainsi que ses collègues-champions Louis-Etienne Garceau de Lanaudière et Laurence Harvey de Québec, sont des élèves-athlètes du Programme sport-études, qui leur permet de consacrer un peu de temps à leur sport tous les jours.

Garceau a skié la classique 5 km en 14 minutes 57,8 secondes, remportant l'or chez les juvéniles avec pratiquement une minute d'avance.

Harvey, 13 ans, déjà médaillée aux Jeux d'été d'Amos en vélo de montagne, a signé son doublé dès sa première épreuve de ski de fond aux Jeux d'hiver, dominant le 3 km.

Rosalie la brave
Rosalie Allard, elle, c'était la plus petite des compétitrices de la classique 3 km et même si elle a terminé bonne dernière, tout le monde ne parlait que d'elle et sa bravoure.


Rosalie Allard, petite mais d'une grande bravoure.
photo : Rogerio Barbosa

Âgée seulement de 9 ans dans une catégorie ouverte aux compétitrices de 9 à 11 ans, haute comme trois pommes parmi toutes ces grandes, Rosalie a quand même tenu bon et réussi à atteindre dignement le fil d'arrivée en 21 minutes.

C'était 9 minutes derrière les grandes, mais la petite a quand même été accueillie en grande par ses supporteurs, ébahis par sa détermination.

« Je suis super-fière de ma petite soeur parce qu'elle a donné tout ce qu'elle pouvait » déclarait, émue, Laurence Allard, 14 ans, qui signait, de son côté, la 11e place au 5 km, dans la catégorie juvénile.

La petite héroïne, pour sa part, hésitait entre les larmes et le sourire.

Visiblement au bout de ses forces après cette première compétition de niveau provincial, elle n'avait vraiment pas l'air convaincue de toute la noblesse de sa 29e position.

C'est que Rosalie Allard est quand même une grande skieuse de fond du haut de ses 9 ans.

« J'ai commencé dans le traîneau de mes parent s», dit la fillette pour illustrer sa longue expérience.

• Aussi à l'honneur, hier, sur la piste de compétition Chez Ti-Jean (cette fois, c'est le vrai nom) à L'Épiphanie : Marc-André Bergeron-Ouellet, médaillé d'or du 3 km chez les mini-midgets, ainsi que les deux jeunes étoiles féminines de l'Outaouais, Camille Dionne (juvénile, 5 km) et Émilie Stewart-Jones (mini-midget, 3 km).

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Quand Mère nature collabore.. .

Il a neigé de gros flocons comme au cinéma et il a même fait soleil durant la remise des médailles.

Les athlètes et les spectateurs des Jeux du Québec ont eu droit à des décors d'hiver somptueux et à une météo faite pour eux, hier, dans L'Assomption.

« Quelle chance, cette tempête de neige ! », a confié Martin Lemire, l'un des officiels des compétitions de ski de fond et l'un des nombreux éducateurs physiques de la région qui se dévouent pour l'organisation de la 42e Finale des Jeux du Québec d'hiver.

« Sans cette belle bordée, nous n'aurions pas eu assez de neige pour les trois jours de compétitions, il aurait fallu déplacer le site. »

« C'est la santé ! »
Ainsi, comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, la tardive tempête d'hier a fait beaucoup d'heureux sur le territoire des deux.

Sur le site de ski de fond, les 90 garçons et 83 filles inscrits aux compétitions ont mordu à belles dents dans la neige fraîche de la piste, ajoutant à la beauté du décor.

« C'est tellement beau de les voir, ces jeunes athlètes », a commenté Martin Lemire.

« C'est la santé ! C'est aussi très impressionnant de constater leur niveau de préparation. Ce sont de vrais athlètes ! »


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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