22 mars 2007
Ce n'était ni l'accusé, ni les questions du juge qui attiraient le plus l'attention des candidats jurés, hier au palais de justice de Montréal à l'ouverture du procès pour meurtre de Martin Deslauriers. Mais plutôt la présence dans la salle du couple Nima Mazhari et Myriam Bédard.
David Santerre
Non, ils n'avaient pas été convoqués comme candidats jurés. Et ils n'ont aucun lien avec l'affaire. Mais pourtant, ils étaient les spectateurs les plus attentifs pour cette délicate étape d'un procès qu'est la sélection du jury.
Comme les joueurs de hockey russes ayant participé à la série du siècle contre le Canada en 1972, le couple était «venu pour apprendre». C'est que Nima Mazhari devrait subir en mai son procès pour vol et recel de tableaux, et a demandé que cela se tienne devant juge et jury.
« On était de passage au palais de justice pour autre chose, et on a vu qu'il y avait une sélection de jury. On est venu voir ça pour se donner une idée du fonctionnement », a expliqué celui qui se défend seul et qui devra conséquemment participer à la sélection d'un «bon» jury entre les mains duquel il remettra son destin.
De la minutie
Hier, l'exercice qui s'est déroulé devant le juge Wilbrod Claude Décarie a pris un certain temps, plusieurs candidats ayant dû répondre à de nombreuses questions. L'un d'eux a même été refusé car, Français d'origine, il a déjà été membre des commandos de l'armée et de la légion étrangère française en Afrique et au Liban, et il affirme avoir ainsi posé des gestes bien plus graves que celui dont est accusé Martin Deslauriers, un meurtre prémédité.
« J'ai été impressionné par le temps que ça prend, la minutie avec laquelle chaque partie juge les candidats, et aussi par le coût pour faire déplacer autant de monde (375 candidats jurés) », a commenté Nima Mazhari, flanqué de son épouse et ex-championne olympique, Myriam Bédard.
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