
Le fondeur Louis-Étienne Garceau récolte
la première médaille d’or de Lanaudière
Les attentes étaient grandes pour Louis-Étienne Garceau de St-Charles-Borromée, lorsqu’il a pris le départ du 5 km de ski de fond style classique, vers 10 h 08, le samedi 3 mars dernier. L’athlète de 16 ans, qui concourt dans la catégorie juvénile, n’aura toutefois pas déçu personne, raflant l’or avec une avance de près d’une minute sur son plus proche poursuivant.
Marc Gendron
« Je suis satisfait de ma course », a déclaré le Charlois, quelques instants après avoir franchi la ligne d’arrivée. « Je pense avoir fait un bon temps. »
Si le jeune homme a atteint l’objectif qu’il s’était fixé, il devait tout de même composer avec la pression d’être le favori. « J’ai eu une première et une seconde place lors des derniers Jeux à St-Hyacinthe et je suis présentement premier au classement de la coupe Atomic, mes attentes étaient donc plutôt élevées. »
Ce qui l’a grandement aidé selon lui, c’est la qualité du fartage de ses skis. « J’ai choisi d’y aller avec un fartage qui favorise la glisse plutôt que l’adhérence. Je manquais un peu de mordant dans les côtes, mais je me reprenais bien sur le plat. »
Le jeune homme, qui fait partie de l’équipe de fondeurs Défi Promutuel de l’école Thérèse-Martin, a de grandes aspirations quant à son avenir sportif. « Je vise une place dans l’équipe de ski du Québec dans deux ans. Par la suite, je souhaite pouvoir me qualifier pour le Centre national Pierre Harvey. »
En attendant, une autre compétition l’attend le 4 mars alors qu’il prendra le départ du 7,5 km style libre. « Il s’agit d’une course où tous les skieurs partent en même temps. C’est clair que je vise le podium chaque fois que je concours, mais quand tu skies en peloton, c’est beaucoup plus difficile. »
D’après lui, c’est cet aspect de sa technique qu’il devra peaufiner pour espérer un jour faire progresser sa carrière. « Je dois apprendre à mieux gérer ma course et à doser mes efforts quand je suis dans un peloton. Je ne suis pas le genre à jouer du coude pour me faire de l’espace. Peut-être faudrait-il que j’apprenne à le faire. »
Bien qu’il ait déjà derrière lui un palmarès plus qu’enviable, ce n’est ni d’une médaille ni d’un championnat dont il est le plus satisfait. « Je suis vraiment fier de mon cheminement », dit-il. « Quand j’ai commencé à skier, j’étais classé trentième. J’ai dit à mon père que je ferais tout ce qu’il faut pour atteindre le sommet et en un an, je me suis hissé au premier rang. »
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