10 février 2007


Les conditions des pistes du club Les Coureurs de boisés sont étonnantes. Sur la piste principale, on voit ici
Michel Aubé, un fondeur assidu des lieux, notre chroniqueur Alain Demers et François Saint-Louis, doyen du club.
photo : Pierre Vidricaire

Du ski de fond à son meilleur

Malgré la neige peu abondante, le club de ski de fond Les Coureurs des boisés à Laval, offre des conditions comparables, voire supérieures à celles des parcs nationaux du Québec situés pas loin de Montréal. Ça m'a vraiment surpris.

Alain Demers

Lors de mon excursion à ce club situé au bois Duvernay, à l'est de l'autoroute 19, les conditions des pistes étaient vraiment très bonnes. Pourtant, on trace encore les sentiers à l'ancienne avec une motoneige, alors que dans les parcs nationaux du Québec, gérés par la SEPAQ, on utilise de la machinerie sophistiquée et on a les moyens d'aménager les sentiers.

La journée même de ma randonnée à Laval, je suis allé sur le site Web de la SEPAQ, histoire de comparer avec les conditions dans les parcs nationaux du Québec à proximité. Ce qui j'y ai vu m'a renversé.

Le site Web indiquait que les conditions étaient de «bonnes à passables» au parc national du Mont-Saint-Bruno, avec présence de gravier par endroits et certaines descentes glacées. Au parc national d'Oka, ce n'était guère mieux : portions de sentiers à découvert, branches et feuilles dans tous les sentiers. Pour ne pas tirer des conclusions en fonction d'une seule journée, j'ai vérifié la durée de la saison dernière. Au club Les Coureurs de boisés, les fondeurs ont skié 67 jours, soit l'équivalent du parc national du Mont-Saint-Bruno et au moins 10 jours de plus qu'aux parcs nationaux d'Oka et de la Yamaska !

Michel Aubé ne m'avait pas menti. C'est lui qui m'a vanté en premier les conditions remarquables des pistes au club de ski de fond Les Coureurs de boisés lorsqu'il était aux commandes du parc de la Rivière-des-Mille-Îles, cogestionnaire du club.

Même s'il ne travaille plus pour le parc, Michel Aubé affirme faire 30 sorties par hiver au club. C'est d'ailleurs avec lui que je suis allé sur les pistes, accompagné également de François Saint-Louis, bénévole depuis une trentaine d'années au club.

En skiant aux côtés du doyen du club, j'ai compris pourquoi les conditions des pistes sont remarquables. Ici et là, il s'arrête pour ramasser des branches sur la piste. Les bouts à découvert sont couverts de neige à la pelle par d'autres bénévoles.

Les creux sont nivelés par des palettes de bois qui sont ensuite couvertes de neige. On ne ferme donc pas les pistes pour des tronçons à découvert et on ne laisse pas les conditions se détériorer.

Le secret réside ainsi dans la passion et débrouillardise d'une vingtaine de bénévoles ingénieux comme François Saint-Louis.

Bon à savoir
Le parcours dans les petits boisés est égayé par une vingtaine de mangeoires d'oiseaux très fréquentées par les mésanges et les pics. Un refuge chauffé avec un poêle à bois se trouve à seulement deux kilomètres du point de départ, ce qui est donc très accessible en famille.

Plutôt modeste, le « chalet d'accueil » avec salle de fartage est une ancienne école devenue le centre communautaire Philémon-Gascon. Le prix aussi est modeste.

Non seulement ça ne coûte pas cher, mais encore l'ambiance est conviviale. Les gens se saluent sur les pistes, qu'ils portent du lycra ou un vieil ensemble de ski. Le snob me n'y a tout simplement pas sa place.

REPÈRES
• Accès en auto : autoroute 19 Nord, premier feu de circulation à droite, puis à gauche sur le rang Saint-Elzéar Est (jusqu'au 2830)
• Pistes : 20 km en pas classique, 6 km en pas de patin
• Tarifs : 7 $ par jour, 30 $ par saison (rabais de 5 $ avec la carte Avantages de Laval), gratuit pour les enfants de 17 ans et moins
• Club de ski : 450-661-1766

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Le ski de fond au parc du Mont-Tremblant

Si les conditions des pistes de ski de fond laissent souvent à désirer dans les parcs nationaux du Québec situés dans la plaine du Saint-Laurent, c'est peut-être parce qu'il n'y a pas assez de neige pour la battre avec la machinerie qu'ils utilisent.

Par contre, la neige ne manque pas au parc national du Mont-Tremblant en raison de l'altitude. Il est vrai que la saison a commencé très tard cette année (le 16 janvier), mais ça demeure exceptionnel. Ainsi, la saison dernière a duré 100 jours, soit presque le double de la saison aux parcs nationaux d'Oka et de la Yamaska. Ces deux derniers sont situés en terrain plutôt plat.

Par contre, au parc national du Mont-Tremblant, on se trouve en plein dans la chaîne des Laurentides. Plusieurs montagnes s'élèvent à plus de 500 mètres. II est facile d'en tirer des conclusions.

www.sepaq.com


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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