10 octobre 2006

Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver

Alex Harvey

L’hiver arrive à grands pas. Il y a quelques semaines, Canmore a reçue sa première neige. Ma mère m’a dit qu’il a neigé dans le parc des Laurentides il y a deux semaines. Pour nous, skieurs, la première chose qu’il nous faut pour skier, c’est de la neige. Heureusement, des gens ont pensé à inventer des skis munis de roues. Cependant, rendu au mois d’octobre, la plupart d’entre nous sont tannés de skier à 2 pouces des voitures et de piquer dans de l’asphalte pendant 2h de temps. Quelques chanceux ont été skier sur des glaciers ou dans des tunnels durant l’été, mais ont dû vite retomber à la triste réalité que nous offre le terrain sec.

Il y a 3 jours, j’étais parmi les chanceux qui ont l’opportunité de skier sur de la vraie neige durant l’été. J’étais avec le centre national d’entraînement Pierre Harvey (CNEPH) aux Diablerets en Suisse. C’était mon premier camp sur glacier de l’été. J’ai manqué le premier camp dans l’ouest canadien car je me suis fracturé le pied plus tôt cette été.

La Suisse est un pays vraiment intéressant pour nous skieurs. Situé dans les Alpes, elle offre une foule de montagnes à escalader et plusieurs glaciers abondants de neige vierge et fraîche qui ne demande que se faire skier dessus !

Un autre aspect intéressant de ce coin de pays est que c’est en altitude. Il est bon pour un athlète de s’habituer à vivre et s’entraîner en altitude. Notre corps réagit différemment en altitude qu’au niveau de la mer. Il faut se connaître soi-même pour planifier des compétitions importantes telles les championnats du monde. Et la seule façon de se connaître est d’expérimenter et de noter comment notre corps agit et réagit face à la dette d’oxygène.

Le camp en Suisse a débuté en Belgique, le pays de la patate frite où nous avons enfourché nos voitures européen-size. Après une escale/visite à Strasbourg, nous sommes repartis pour Les Diablerets. Les trois premiers jours ont été d’adaptation et de légers ou moins légers entraînements.

Nous avons ensuite entrepris un bloc de cinq jours de ski intensif, entre 3h et 4h de ski à une altitude de 3000m le matin et en après-midi un léger jogg pour faire circuler les sang dans nos pauvres jambes affaiblies. Après ce premier bloc, nous avons eu droit à 3 jours de ‘‘repos’’. Un hike le premier jour, des intensités assez intenses en ski-stridding (5x1min all out) le second jour et une double poussée/musculation de 1h15min dans un col nommé Col de la croix.

Durant ces trois après-midi nous avons visité quelques coquettes places des environs. Nous avons ensuite entrepris le deuxième bloc de cinq de ski en force. Encore une fois, nous skions 3h-4h le matin et courrions 30 min l’après midi. C’est ainsi que les jambes attendries, nous sommes repartis pour Bruxelles en voiture pour sauter dans l’avion.

C’est grâce au support du CNEPH et de l’équipe nationale que des athlètes comme moi ont l’occasion de participer à des camps d’entraînements comme celui-ci et ainsi de skier vite durant l’hiver.

Prions pour que la neige nous envahisse d’ici peu.


Alex Harvey est membre de l’équipe nationale junior et du Centre national d’entraînement Pierre Harvey.
À 17 ans seulement, Alex participait déjà à ses 2e championnats du Monde junior l’hiver dernier où il a obtenu
les meilleurs résultats parmi les athlètes de son âge avec des 16e et 17e places.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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