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Le printemps approche et je lis déjà quelques trippeux aux âmes esseulées questionner leurs expériences klister devant les quelques journées douces qui ont débuté. Voici quelques conseils pratico-philisophiques pour conserver votre motivation à l'arrivée du printemps!
Skier à 0°C et plus, déjà en partant, est-ce une bonne idée? Le ski de fond c'est idéal entre -15°C et -5°C et pendant qu'il ne neige pas. Peu importe l'équipement 5 étoiles que vous aurez, le perfection de votre fartage, votre technique, ce sera toujours mieux entre ces 2 températures et sans neige fraîche sur la piste. À mesure que vous approchez 0°C ou reculezen bas de -15°C , il y a des conditions neige plus difficiles à aborder. Toutefois, c'est très possible d'en faire. Il ne faut juste pas s'acharner sur le fait que ce ne sont pas des conditions idéales. En réalité, la question est: pourquoi faire du ski de fond à plus de 0°C? Évidemment c'est parce qu'on adore ça et on veut prolonger la saison.
Vous avez donc 4 options qui s’offrent à vous :
(1) Étirer sa saison de ski de fond... ailleurs!
(2) Acheter des skins
(3) Esti de klister de marde, ça ne marche pas!
(4) Pourquoi pas faire autre chose que du ski de fond?
Mais parfois le ski de fond est mieux que la raquette ou la marche avec crampons. Oui oui! Avez-vous déjà entendu parler de ski de fond à 14°C, possible?
Petite anecdote de conclusion. Un jour de printemps où j'étais déterminée à faire du ski de fond à 14°C je me suis rendue au Parc de la Jacques-Cartier. Mais bon, à mesure que la journée avançait, je me disais que je rêvais peut-être en couleur. En arrivant à l'accueil, le garde-parc me dit que la raquette et le crampon sont moins sécuritaires que le ski de fond car ça fond tellement que les gens s'enfoncent sérieusement. Certains parcs ont 3 mètres de neige d’accumulés et quand ça fond on peut caler jusqu’au haut des cuisse. Ainsi le ski de fond, plus rapide et sur le long, permettra de ne pas s'enfoncer. Alors, prenez note: faire du ski de fond à 14°C au mois de mars et avril le long de la rivière Jacques-Cartier et la Malbaie aux Hautes-Gorges c'est très cool. Pour Jacques Cartier (Sépaq) c'est une boucle car on peut traverser au barrage au km 12, je pense. Et pour les Hautes-Gorges c'est un aller-retour mais il y a nettement moins de monde.
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Nous pouvons faire du ski en novembre et en mars si on se rend dans le Parc des Laurentides, dans le Fjord, dans Charlevoix et en Gaspésie. En général 100 à 150cm de neige de plus qu'ailleurs. Réservez-vous un weekend. Évidemment, côté écologique, on fait plus de gaz à effet de serre mais disons qu'un weekend en décembre et un en mars pour pratiquer ce sport qu'on chérit, ça ira, surtout si le reste de l'année on est restée hyperlocale! Moi je fais Mont Royal, les berges du fleuve, St-Bruno et je me fais un 4 jours Gaspésie et un weekend Parc des Grands-Jardins. À peu près ça.
Bon, pour les skieurs qui veulent le bon ski pour la cause, on a acheté des skins pour le printemps. Fini le Klister de marde et nettement plus performant. Mais, pensez-y bien, si vous en faites régulièrement et habitez Montréal (montagne ou berges) ou Québec (les plaines), ça vaut la peine car ces températures chaudes sont fréquentes et le ski urbain si proche. Mais pour le reste du Québec à longue saison, je ne pense pas que ce soit autant plus-value.
Effectivement, c'est pas la joie. Ça ne marche pas si bien que ça. Difficile à maîtriser. Mais ça vous permet de ne pas à avoir à acheter une autre paire de skis et dîtes-vous que c'est pas si souvent. Votre autre option est de ne pas faire de ski de fond cette journée-là.
En cette année de pandémie ou chiller dans un petit village du Québec après mon ski et coucher au petit gîte du passant du coin n'est pas possible (réservé 3 mois d'avance ou fermé)... je suis restée plus autour de Montréal avec des projets plus modestes et j'ai découvert le jogging sur le fleuve et sur les plages d'hiver. C'est magnifique. Je suis plus près du ciel et de l'eau que sur les pistes de ski de fond. Donc, si le climat est mauvais pour le ski de fond, j'ai un plan B et le même genre d'énergie procurée pour le ski de fond, c'est à dire: soleil, lutter contre le froid, paysage envoutant, etc.
Narcisse Goldmund, 27 février
"Narcisse Goldmund" est un avatar. (Note du webmestre : Narcisse et Goldmund est le titre d’un roman de l’écrivain allemand Hermann Hesse, paru en 1930.)
Puisque je suis une mini personnalité publique, pour pouvoir parler plus librement et de choses pas liées à mon travail.
Narcisse & Goldmund est l’histoire d’une amitié entre un intellectuel rationnel et un artiste instinctif qui représente ce fragile équilibre intérieur de plusieurs d’entre nous. Ça me représente beaucoup. Le ski de fond contribue beaucoup à protéger cet équilibre!
COMMENTAIRES
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Pour les skins, c'est agréable de skier jusqu'à quelle température normalement? Il me semble qu'à une certaine température la neige est très granuleuse et devient de la slush.
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Laurence Dupuis
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Les skins sont ordinaires dans le froid, ça glisse trop. Mais sur une neige mouillée et chaude... à l’européenne, ça fonctionne très bien. Mon anecdote à 14 degrés était en skin! Aucun neige ne collait. Il y avait un fond de neige granuleux et un peu de slush. Mais le slush 100% c’est à la fin de la saison, plus assez de neige comme fond.
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Narcisse Goldmund
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À 14 °C c'est presque faire du ski en maillot de bain. À cette température terminé pour moi le ski. Je saute sur le vélo.
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Pierre Poulin
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Je ne comprends pas pourquoi les gens n’aiment pas le Klister. Probablement parce que c’est collant et un peu chiant à enlever (quand on sait comment, c’est vraiment pas si pire). Personnellement, mes plus belles journées de ski de fond classique de ma vie se sont faites quand il faisait 0°C à 4°C au printemps avec du Klister sous les skis. Un kick super performant avec une glisse hallucinante. N’ayez pas peur du Klister. En plus il y en a du « universel » qui fait la job. C’est un genre de petit contenant avec une éponge, ça s’applique facilement.
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Mais si c’est un peu trop compliqué, une belle journée de skate le printemps, pas de tuque et avec juste un petit chandail fait la job aussi !
P.S. pour enlever le klister, c’est très simple. Vous avez besoin de papier à main et un grattoir. Vous collez le papier à main sur la zone où il y a du klister et ensuite vous l’enlevez au grattoir. Répétez l’opération 2 ou trois fois et il ne restera plus de Klister. Ensuite un petit peu de défarteur et le ski est propre.
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Denis Mimeault
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