Le printemps et le ski qui glisse par en arrière

« Les conditions printanières s’installent lentement mais sûrement. La température chaude fait que la neige se transforme plus facilement en eau sous le ski à cause de la chaleur produite par la friction.

Au cours de l’hiver, la friction de la neige pardonnait une technique déficiente ou l’absence complète de technique : le ski sur lequel on pèse normalement pour la propulsion s’agrippait quand même à la neige à cause de la friction plus grande.

À des températures plus chaudes, si la technique n’est pas adéquate, le ski sur lequel on allait peser (pour produire le fameux « kick ») va « glisser par en arrière », une plainte qu’on lit souvent sur la page facebook des « Trippeux ».

Oui, bien sûr, ce qui se trouve en dessous du ski, comme la cire ou les écailles, ou les « skin », joue un rôle. Mais ce qui se trouve sur le ski, i.e, vous, le skieur ou la skieuse, jouez un rôle encore plus important: le skieur-se doit écraser la cambrure du ski qui va servir à la propulsion pour que sa zone de retenue (la zone de « grip ») soit en contact avec la neige.

Pour écraser suffisamment la cambrure contre la neige, deux facteurs doivent être au rendez-vous en même temps: le poids du skieur et l’action musculaire. Le poids du skieur est représenté par le centre de masse. Celui-ci doit être bien aligné au-dessus du ski qui va servir à la propulsion, en d’autres mots, le skieur doit être en équilibre sur une seule jambe.

Puis le skieur doit rapidement et successivement fléchir (plier) et redresser d’un coup sec toutes les articulations de cette jambe, c’est-à-dire la cheville, le genou, et la hanche. En d’autres mots il, elle doit peser énergiquement sur le ski d’un coup sec , de façon “explosive”, un peu comme un taureau gratte le sol avant de charger, pour imprimer la zone de retenue dans la neige tout en étant en équilibre sur ce ski.

Pour maîtriser cette technique, oui, bien sûr, on peut consulter des vidéos sur you tube.

Mais comme pour apprendre la plomberie, le piano, le tennis ou la virologie, un mentor compétent vous sauvera énormément de temps, en plus de vous épargner des blessures en adoptant la bonne posture et la bonne technique (en plus de descendre les côtes de façon la plus sécuritaire possible).

De plus, regarder des vidéos ne corrigera pas vos défauts; il faut que quelqu’un vous fasse remarquer vos défauts, vous donne des exercices correctifs, puis vous donne une rétroaction (oui, un feedback).

Pour gagner du temps, pour améliorer votre plaisir de glisser sur la neige (par en avant, on l’espère), vous trouverez des moniteurs certifiés par l’Association canadienne des moniteurs de ski nordique (« ACMSN » (anglais : CANSI)) sous l’onglet mentorat en faisant une recherche pour l’abréviation “cansi”. »

Daniel Martineau 24 février


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