« Ben, c’est comme ça qu’on transmet des connaissances aux autres »

Note du webmestre :
Je connais Daniel Aucoin depuis presque 20 ans alors qu'il venait de fonder l'agence DIAPO et que nous couvrions les mêmes conférences de presse du Club de plongeon CAMO, dont j'étais le webmestre, parce que ma cadette y plongeait dans le même bassin qu'Alexandre Despatie et Émilie Heymans, futurs olympiens.

Ce qui me vaut le privilège d'être sur la liste d'envoi des amis et connaissances qui reçoivent quotidiennement ses récits lorsqu'il participe à des grands Jeux, le plus souvent à titre de journaliste ou descripteur pour la télé. mais ces jours-ci il participe aux Jeux du Canada à titre de bénévole.

Extraits de ce qu'il nous faisait parvenir ce 20 février.

Lundi, jour de poursuite au biathlon. J’y ai vécu mon moment des Jeux et aussi (pouvez-vous le croire ????) des moments moins froids. Sans joke, vers 13h, il faisait moins six degrés et le soleil brillait. Les athlètes, habitués à des moins 14 000 degrés depuis leur arrivée à Red Deer, en avaient trop sur le dos. C’en était drôle : après une petite boucle d’échauffement, ils ouvraient leur combinaison pour retirer des couches de sous-vêtements. Audrey Lacroix et moi avons donc vu des beaux bonhommes torse nu et des belles jeunesses en petits tops sportifs après six jours de grands froids. C’était un peu surréaliste.

- Mais mon moment des Jeux, et là je suis sérieux, n’a vraiment rien à voir avec les accomplissements sportifs. Quelques minutes avant le départ des femmes, une entraîneure de la Nouvelle-Écosse cherche désespérément une arme pour gauchère.

Malheureusement, plusieurs provinces ont une arme supplémentaire, mais pour droitier. Jean-Philippe Le Guellec, entraîneur du Québec, tente pendant 5-10 minutes de réparer l’arme de la pauvre jeune Néo-Écossaise, qui pleure sa vie devant la possibilité de rater sa course.

Malheureusement, à genou dans la neige, et sans son coffre à outils à lui, JP n’y arrive pas et la jeune rate sa course.

La vie continue : course des filles suivie de la course des gars, où Léo Grandbois rate trop de cibles et finit 2e malgré son premier rang de départ.

Après les courses, quelques doutes sur certaines décisions. JP Le Guellec doit retourner vers l’aire de départ pour regarder des vidéos. Après des photos officielles et une très (trop) longue attente pour les remises de médailles, JP se fait dire que le technicien de ski du Québec a réussi à faire un petit bout pour la jeune Néo-Écossaise, sans plus. Les bus partent pour le village, mais JP sait que le Québec a une auto sur place. Il s’installe donc à une table et démonte l’arme de la Néo-Écossaise pièce par pièce; il va sur youtube sur son téléphone pour être certain de son coup et remonte l’arme de la jeune.

C’est parce qu’il est rendu 17h40 !

Il n’y a plus d’autobus; JP doit gérer une rencontre d’équipe au village, à 20 minutes de route; être à une réunion de Biathlon Canada à 19h et à celle des entraîneurs du Québec à 20h. Évidemment, il est supposé manger un moment donné.

Ben Tabaslak ! Quand je dis à JP, à la jeune Néo-Écossaise et à son entraîneure que je suis impressionné de voir un olympien s’occuper d’une jeune qu’il ne connaît même pas, il répond tout bonnement : « Ben, c’est comme ça qu’on transmet des connaissances aux autres ». Et tout ce pataclan en souriant ! Pour le vrai !!!!! En souriant, pendant que les autobus partaient et que les minutes passaient.

- Après la réparation qui permettra à la jeune de finir sa semaine en beauté, on fait vite : il faut ramener JP au village des athlètes pour sa réunion d’équipe (pendant que je soupe avec Audrey Lacroix) et pour ses réunions de 19h et 20h. Et au bout du compte, vers 23 heures, qui oblige le chef de mission à pousser le monde dehors ? JP lui-même. »


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