Louis Bouchard

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Louis Bouchard, entraîneur du mois de février

Montréal, 2 mars 2015 – Lors de la dernière quinzaine à Falun, en Suède, Alex Harvey est devenu le premier fondeur canadien à remporter deux médailles aux mêmes Championnats du monde. Son entraîneur des dix dernières années, Louis Bouchard, a largement contribué à l’écriture de cette nouvelle page d’histoire. C’est pourquoi l’Institut national du sport du Québec et le Club de la médaille d’or lui décernent le titre d’entraîneur du mois de février.

En bordure de piste, Bouchard n’a rien manqué. Les yeux rivés sur son protégé, c’est avec une grande fierté qu’il a témoigné de ses succès à Falun. Sacré vice champion du monde en sprint classique et médaillé de bronze en skiathlon, l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges a également obtenu une cinquième place au 50 kilomètres en style classique. Il a aussi aidé l’équipe canadienne à prendre le dixième rang du relais.

« Je suis toujours émerveillé par ses performances, par ce qu’il réussit à faire. Je suis chanceux d’être associé à un athlète comme lui depuis dix ans. C’est rare qu’un entraîneur a cette chance-là », souligne Bouchard, qui en est à sa 15e année à la tête du Centre national d’entraînement Pierre-Harvey.

« Je vois et je vis avec lui chaque minute de ses performances. Il réussit tout le temps à me surprendre. Surtout avec les décisions qu’il arrive à prendre pendant l’effort, au moment où il est sur le point de mourir, dit-il. Dans les montées, les pulsations cardiaques sont dans le piton. L’étape suivante, c’est de voir des étoiles et de s’évanouir et il est toujours sur le bord de se rendre là. Comment c’est possible de prendre des décisions intelligentes dans un état pareil? Je ne sais pas. C’est très rare. Tu ne vois pas ça souvent chez un athlète. »

Bouchard n’a toutefois pas été étonné de voir Harvey aussi dominant en Suède. « Tous les éléments étaient en place. En plus d’avoir atteint une certaine maturité sur le plan physique, c’est toujours à cette période de l’année qu’il obtient ses meilleurs résultats », rappelle l’entraîneur natif de Baie-Saint-Paul.

« En plus, c’est un athlète qui arrive à performer aux bons moments. Lorsqu’il n’y arrive pas, généralement, on peut expliquer pourquoi. Lorsque qu’il a des contre-performances, soit il est malade, soit il y a des problèmes d’équipements comme ce fut le cas à Sotchi. »

Le tandem Harvey-Bouchard cumule les succès sur le circuit, particulièrement en Championnats du monde. Avec son titre mondial au sprint par équipe, décroché à Oslo en 2011 avec Devon Kershaw, et sa troisième place au sprint classique, obtenue en 2013 à Val Di Fiemme, Harvey compte maintenant quatre médailles en Championnats du monde seniors. Le fondeur de 26 ans avait également accédé trois fois au podium des Mondiaux chez les juniors et une fois chez les moins de 23 ans. Quelle est la recette de leur succès?

« Il n’y a pas de secret ni de magie là dedans. C’est vraiment la constance de l’entraînement. On n’a jamais essayé de faire des changements drastiques. Par contre, on a peaufiné la préparation au fil des ans et amélioré le plan qu’on avait au départ. On a conservé ce qu’il y avait de bon et enlevé ce qui l’était moins. On préfère garder ça simple. Et on croit beaucoup à l’apport des spécialistes qui travaillent avec nous. »

En signe de reconnaissance, une bourse d’études de 200 $ de l’Institut national du sport du Québec est remise à l’entraîneur du mois. Ces fonds peuvent être utilisés lors des activités et programmes donnés par les services de formation de l’INS Québec au cours des 12 prochains mois.


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