Au 50 km de ski de fond, ce que vous n’avez pas vu à la télé

Mathieu Laberge, le rédacteur en chef de Sportcom, en était à ses troisièmes Jeux olympiques. Il raconte aux amis ce que vous n’avez peut-être pas vu/entendu à la télé, qui présentait Carey Price et Sidney Crosby.

« Avant le début du 50 km ski de fond je croise Pierre Harvey, analyste des courses pour Radio-Canada. Monsieur grande classe comme toujours, il m’invite à visiter sa cabine où il décrit les courses en compagnie d’Alain Gravel. Leur bureau est plus petit qu’une garde-robe et c’est aucunement insonorisé, ce qui fait en sorte que l’on entend les commentateurs des autres pays d’à côté.

Pierre m’annonce que l’on vient d’apprendre qu’un fondeur autrichien a testé positif à l’EPO avant les Jeux. Le même gars a terminé troisième au Tour de ski. Pierre a beau être à la retraite depuis 25 ans, ce genre de nouvelle le touche comme s’il était encore coureur, d’autant plus qu’il lui est arrivé de se faire « voler » de la sorte pendant sa carrière. C’est son gars Alex qui l’a appelé ce matin pour lui annoncer la nouvelle.

Après la course, Alex en a parlé un peu. Le dopé a participé au skiathlon au début des Jeux et il est ensuite retourné chez lui, en Autriche. Les athlètes doivent remplir un journal de bord électronique pour informer l’AMA (Agence mondiale antidopage) du lieu où ils sont en tout temps afin de se faire contrôler de façon inopinée. Voyant qu’il a fait un saut de puce chez lui en plein milieu des Jeux, quelqu’un à l’AMA a levé un drapeau. Ils se sont présentés chez lui et le test a confirmé qu’il avait pris de l’EPO (même substance que Geneviève Jeanson).

Épilogue
J’ai été comblé. Et je ne parle pas de médailles. Ben oui, elles sont belles, elles représentent un objectif tangible et elles peuvent parfois changer des vies. Et on ne compte plus celles qui ont été échappées par des malchances/destin/mauvais karma ou situations incompréhensibles.

Ceci étant dit, ce sont les commentaires des athlètes dans les zones mixtes qui m’ont marqué. Qu’ils soient heureux, déçus ou avec des sentiments partagés, ils ont presque tous été vrais et ont vécu leur moment olympique à leur façon. Ils ont livré le fond de leur pensée en assumant que dans le sport on peut réussir ou bien se planter. Ils savaient que nous (les journalistes – pas tous, j’en conviens) étions là pour rapporter dans le contexte ce qu’ils avaient vécu à ce moment qu’ils préparaient depuis tant d’années. C’est avec leur authenticité que je repars d’Adler (oups, Sotchi plutôt). »


Page mise en ligne par

Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

nouvelles matériel et techniques mise en forme où faire du ski condition des pistes la course autres sites

skidéal
depuis plus de 15 ans