
Montréal, 8 janvier 2013 (Sportcom) – Connaissant le talent de son protégé, l’entraîneur de biathlon Jean Paquet lance souvent le même message : une médaille en Coupe du monde, c’est possible. Jean-Philippe Le Guellec ne l’a pas fait mentir, le 1er décembre dernier, lorsqu’il est devenu le premier athlète masculin canadien à monter sur le podium en Coupe du monde de biathlon. Mais Le Guellec a tout de même réussi à surprendre son entraîneur en raflant la médaille d’or au sprint de 10 km de la Coupe du monde d’Östersund, en Suède. Pour cette performance historique, Jean Paquet a été nommé l’entraîneur du mois de décembre par l’Institut national de formation des entraîneurs (INFE) et le Club de la médaille d’or.
L’entraîneur de Québec a vécu avec beaucoup d’émotions cette première journée de décembre. « C’était une surprise, mais une belle surprise, convient-il. J’étais content pour lui, pour moi, et pour nous. Cela m’a aussi permis de réaliser que nous étions sur le bon chemin et ça nous donne confiance dans la suite des choses », ajoute celui qui supervise l’entraînement de Le Guellec depuis six ans.
« J’avais vraiment hâte qu’il sorte une telle performance et nous savions que c’était possible avec une séquence parfaite au tir. J’espérais qu’il y parvienne cette saison, qui est une année pré-olympique. Si nous visons une médaille aux Jeux de Sotchi, c’est indispensable pour la confiance d’avoir réussi l’exploit avant sur la scène mondiale. »
La veille de cette fameuse course, Jean Paquet a passé trois heures à tester des skis afin de choisir les mieux adaptés aux conditions de neige suédoises. Il fait intégralement partie de la préparation avant la course. « Je m’implique beaucoup alors c’est d’autant plus gratifiant lorsque ton athlète fait une bonne performance », raconte le dévoué entraîneur qui pratique ce métier depuis neuf ans.
Bien sûr, chaque entraîneur de l’équipe nationale contribue au succès des athlètes. « Nous avons tous un morceau de casse-tête », image Paquet, qui pour sa part, était auparavant attitré au champ de tir. Maintenant, il se retrouve au bord de la piste et conseille les athlètes canadiens en course aux niveaux technique et tactique.
Mais ce n’est pas seulement sur le bord de la piste que Paquet peut prodiguer des conseils. L’ancien athlète, membre de la délégation canadienne aux Jeux olympiques d’Albertville, a pu rassurer Le Guellec, lorsqu’il a souffert d’une mononucléose en 2011.
« Selon les spécialistes, ça prend un an et demi avant de revenir correctement à l’entraînement. Même certains ne reviennent pas. Il y avait donc des points d’interrogation, mais je n’avais aucun doute que Jean-Philippe puisse revenir plus fort. J’avais aussi souffert d’une mononucléose lorsque j’étais athlète et je savais qu’il était possible de revenir », explique Paquet, qui a fini 10e au relais et 77e au 20 kilomètres individuel aux Jeux de 1992.
Jean Paquet a maintenant espoir que la médaille de Le Guellec soit la première d’une collection. Et que celle-ci ait un impact sur une nouvelle génération de biathloniens. « Même si nous avons de bons athlètes au Québec, le biathlon est un sport un peu marginal et plus difficile d’accès. Je souhaite que de bons résultats puissent ouvrir la porte à de nouveaux programmes d’initiation au sport. »
En signe de reconnaissance, une bourse d’études de 200 $ de l’INFE est remise à l’entraîneur du mois. Ces fonds peuvent être utilisés lors des activités et programmes donnés par l’INFE au cours des 12 prochains mois.
Inspirer l'excellence
L’Institut national du sport du Québec (INS Québec) est un organisme dont la vision consiste à permettre à tous les athlètes et les entraîneurs de haut niveau au Québec de bénéficier d’un encadrement comparable aux meilleures pratiques mondiales. Connu depuis 1997 sous le vocable de Centre national multisport-Montréal, l’Institut national du sport du Québec est un partenaire clé des systèmes sportifs québécois et canadien. L’INS Québec est supporté par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), Sport Canada, À nous le podium (ANP), le Comité olympique canadien (COC) et le Comité paralympique canadien (CPC).
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