3 avril 2012

Fondeur à l'année

Je suis officiellement en vacances depuis le 24 mars. Détrompez-vous, je n’ai pas le temps de m’ennuyer même si ma saison est terminée !

Évidemment, la fin de la saison ne signifie pas l’arrêt complet d’entraînement. C’est certain que je suis moins actif qu’en saison, mais, encore hier, j’ai eu une rencontre avec mon entraîneur et suis allé skier au Mont-Sainte-Anne. Il faisait super beau et la neige reçue, la semaine dernière, fait en sorte que les pistes sont encore très belles. J’ai aussi installé mes roues d’été sur mes skis afin d’être prêt lorsque la neige sera fondue.

Faire le vide au Nicaragua
Le 15 avril, je quitterai une dizaine de jours au Nicaragua en compagnie de compagnons fondeurs de l’équipe canadienne B. Là-bas, pas d’entraînement du tout. C’est ça que ça me prend. Même quand je reste à la maison, j’ai toujours un ami qui m’offre d’aller courir. Ces vacances vont me permettre de faire le vide et de passer du temps avec moi-même.

Par la suite, ce sera reparti ! Dès le 1er mai, on recommence l’entraînement en vue de la prochaine saison. Je m’entraînerai donc avec mon coéquipier avec l’équipe nationale A, Len Valjas. Devon Kershaw et Ivan Babikov, eux, s’entraîneront chez eux, à Canmore. Nous serons réunis pour la première fois à partir du 17 juin pour les camps d’entraînement. J’ai également une session d’été à faire à l’université Laval prévue à l’horaire dès le 30 avril dans le cadre des études en droit que je poursuis en parallèle. En raison de mon horaire chargé, je n’ai que deux cours à l’horaire, que je suivrai de façon intensive. J’aime l’école, ça me permet de parler avec des gens qui ont des intérêts différents du sport.

Chose certaine, faire du sport est ce que j’aime le plus au monde, j’aurai donc bien hâte de m’y remettre à la fin du mois d’avril.

Merci, Denis !
Cette année a été la première où on m’offrait une telle couverture médiatique. Je dois remercier Denis Villeneuve, qui m’a beaucoup aidé. Si personne ne m’avait aidé à gérer les demandes d’entrevue, je n’aurais peut-être pas passé au travers.

Denis a commencé à m’aider, en juin l’an dernier. Il n’a pas le titre d’agent, mais il joue ce rôle avec moi. On apprend beaucoup ensemble.

Cette couverture médiatique combinée à nos bons résultats, cette année, ont fait en sorte que les gens me reconnaissent de plus en plus. Je trouve ça spécial ! La semaine dernière, j’étais avec des amis à Montréal et on m’a demandé si les gens commençaient à me reconnaître. Je leur ai répondu qu’à Québec oui, mais pas ailleurs. Un peu plus tard, comme de fait, on embarque dans un taxi et la première chose que le chauffeur me dit, c’est : « Hein ! Es- tu Alex Harvey ? » Ça commence un peu. Les gens sont très gentils, ils me félicitent. Ce n’est pas achalant, je suis juste flatté par tout ça.

Ah ! Pour ceux qui se le demandent, j’ai bel et bien amené mes coéquipiers manger une poutine avant qu’ils ne quittent après le Championnat canadien. Ils ont bien apprécié, surtout Ivan Babikov, qui n’en avait jamais mangé de sa vie.

Propos recueillis par Kevin Dubé


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