24 mars 2012

Jeune athlète aux capacités incroyables, Anne-Marie Comeau n’est pas encore connue du grand public, mais le moment n’est pas loin où son nom sera associé à de grands exploits, si l’on se fie à ses précédents résultats.

Originaire de Saint-Ferréol-les-Neiges, la fondeuse de 15 ans est la championne en titre du Canada dans la classe juvénile. Ses aptitudes exceptionnelles lui permettront cependant de concourir dans la classe Junior A, la meilleure catégorie junior au pays chez les 19 ans et moins.
Elle aurait probablement défendu son titre juvénile avec brio, mais Comeau et son entraîneur, Guy Métayer, ont les yeux rivés sur l’avenir. Les deux avouent sans aucune gêne viser les Jeux olympiques de 2018.
« J’aurai 21 ans à ce moment et ce sera plus réalisable que dans deux ans, en 2014 », a-t-elle laissé tomber, entre deux heures de classe.
Métayer, quant à lui, voit en sa protégée du club de ski de fond du Mont-Sainte-Anne un véritable bijou à polir.
« Elle a beaucoup d’aptitudes cardiorespiratoires. Elle a déjà fait un peu de patinage de vitesse et de la course à pied, mais le défi est de transférer ça dans le ski fond », a-t-il enchaîné.
Déjà, à seulement 15 ans, elle a participé aux mondiaux juniors, en février, qui regroupent les meilleures fondeuse de la planète, et elle a signé une 18e position sur 56 concurrentes.
Impressionnée ?
Pour Anne-Marie Comeau, tout semble débouler à la vitesse de la lumière. Après sa victoire aux canadiens en 2011, sa qualification aux mondiaux juniors et sa participation à cette compétition, qui s’est déroulée en Turquie à la fin février, la fondeuse s’avoue parfois être un peu dépassée.
« Je n’ai peut-être pas réalisé que c’était aussi gros comme compétition », a- t-elle figuré, en parlant de sa première participation aux mondiaux juniors.
Est-elle impressionnée par ses propres prouesses sportives ? L’adolescente a admis que oui, mais elle a ajouté rapidement qu’elle tentait de rester les deux pieds sur le plancher des vaches.
Pour le moment, elle pratique le ski de fond pour le plaisir et pour l’expérience. Elle refuse de s’imposer une quelconque pression, car, bien lucidement, elle sait fort bien que plus elle prendra de l’âge, plus elle devra réussir de bons résultats.
« Pour moi, faire des courses sans pression, ça aide. J’aurai des objectifs, mais je ne veux pas être déçue si je n’atteins pas mes buts. À ma dernière année junior, j’aurai beaucoup de pression, car je voudrai être sélectionnée sur l’équipe junior » , a-t-elle dit, mentionnant qu’elle demeurait relaxe pour bien profiter de ses expériences.
Piel Côté
Le ski de fond l’a choisie, mais Anne-Marie Comeau n’a pas encore adopté le ski de fond à temps plein.
Athlète émérite en athlétisme, Comeau hésite encore entre la course à pied et le ski de fond.
« J’ai découvert, cette année, que j’aimais beaucoup le ski de fond et que c’était un beau sport, mais c’est sûr que j’adore courir », a laissé savoir la championne canadienne dans sa catégorie dans le 2000 et le 1200 mètres.
Elle est toutefois encouragée de poursuivre dans le ski de fond étant donné les récents résultats prometteurs sur la scène internationale.
« Je commence à regarder une carrière internationale comme les Jeux olympiques en ski de fond, mais ça peut encore changer », a-t-elle averti.
« Tant que je peux faire les deux, je vais le faire, mais je sais que quelqu’un va me dire un jour de décider si je veux accéder à un niveau supérieur », a dit celle qui n’a aucune idée du moment auquel elle sera confrontée à ce dur choix.
L’attirer vers le ski
Son entraîneur Guy Métayer est conscient du danger de perdre une telle athlète et il fait de son mieux pour stimuler l’amour du ski de fond chez Comeau.
« On a discuté de Jeux olympiques et pour garder ce genre d’athlète dans notre sport, il faut mettre en place des plans et les intéresser » , a-t-il dit dans une entrevue téléphonique.
Malgré tout, les bonzes du ski de fond peuvent dormir tranquilles car, selon les désirs du moment, Anne- Marie Comeau penche pour la discipline hivernale. « Il y a eu un déclic avec tout le plaisir que j’avais à l’entraînement et je ne me verrais pas, l’an prochain, ne pas faire de ski de fond. »
page mise en ligne par

Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive